Une aide à l’emploi direct dans les Cafés Hôtels Restaurants

 

COVID 19 – MESURES EXCEPTIONNELLES POUR LA REPRISE : LES AIDES DU GIP SONT MAJOREES JUSQU’AU 31 DECEMBRE 2020

(voir simulation des coûts et salaires plus bas)

Le Groupement d’Intérêts Publiques (GIP) Cafés-Cultures est né de la démarche convergente de plusieurs institutions publiques et organisations professionnelles représentatives de toutes les parties prenantes, artistes comme lieux de diffusions. Le Snam-Cgt est membre fondateur.

La création artistique et sa diffusion de proximité constituent des objectifs de premier plan pour le développement de la culture et son accès par l’ensemble de la population.

Au-delà des membres fondateurs, toute collectivité territoriale devient membre du GIP Cafés Cultures dès lors qu’elle abonde au fonds d’aide. Grâce à ce dispositif, elle dispose d’un nouvel outil pour soutenir les pratiques culturelles et développer l’attractivité de son territoire.

L’Etat soutient financièrement le GIP Cafés-Cultures au travers de la mesure 7 du FONPEPS.

Site Internet du GIP Cafés-Cultures

Simulation des coûts et salaires (suite aux mesures Covid-19 de mai 2020)

Face à la crise sanitaire, le GIP a bonifié l’aide aux employeurs. Plusieurs collectivités (dont Paris, Nantes et Toulouse) ont décidé d’accompagner cet effort en doublant leur contribution au GIP.

Le coup de pouce initialement prévu augmentait les pourcentages des 3 premiers niveaux seulement (1, 2 ou 3 artistes/techniciens salariés). Le SNAM-CGT a proposé de remonter de 2 crans le pourcentage attribué à chaque niveau, afin de conserver le caractère progressif de l’aide, qui veut que chaque salarié supplémentaire coûte moins cher à l’employeur que le précédent. Sans cela, nous risquions d’installer une  » marche » entre Le 3ème et le 4ème salarié qui aurait été difficile à passer.

Les collectivités ont accepté cette contre-proposition à l’unanimité. Ainsi :

  • pour 1 et 2 salariés, les taux de remboursement sont de 39 et 49 % au lieu de 26 % ;
  • pour 3 salariés, le taux passe de 39 à 54 % ;
  • pour 4 salariés, de 49 à 60% ;
  • pour 5 salariés, de 54 à 65 % ;
  • pour 6 salariés, de 60 à 65 % ;
  • à partir de 7 salariés, il est maintenu à 65 %.

Les offres pour des manifestations « sortie de crise » avec des tarifs « toujours en crise » ont bien sûr bourgeonné sur les réseaux sociaux et ailleurs. Avec ces aides renforcées du GIP, l’employeur peut être en règle pour la somme qu’il donne habituellement de la main à la main … Pourquoi dire non ?

 

Un peu d’histoire

Préambule : au cours du Printemps de Bourges  2005, la délégation Cgt en déplacement sur le site pour assurer une permanence syndicale pendant le festival se retrouve pour diner dans un café-restaurant accueillant des groupes de musique payés au chapeau. C’est pendant ce moment qu’ils évoquent les fondations d’un dispositif permettant d’aider l’emploi artistique dans les petits établissements, premiers lieux de diffusion des spectacles professionnels et amateurs.

Premières discussions

Biennales Internationales du Spectacle de Nantes (BIS) édition 2006 : le collectif Bars-Bars lance un débat sur les activités de spectacle dans les bars et le SNAM-CGT intervient pour suggérer l’idée d’un dispositif d’aide.

Les 16 et 17 janvier 2008, les premières rencontres nationales des Cafés Cultures se sont déroulées à Nantes, lors des Biennales Internationales du Spectacle. Elles ont permis d’identifier précisément les difficultés rencontrées par ces établissements et de déboucher sur de réelles avancées et perspectives pour les Cafés Cultures.

Début de la mise en oeuvre

Suite à ces rencontres nationales, l’ensemble des partenaires ont mis en place une plate-forme nationales sur les « cafés cultures » réunissant le Ministère de la Culture (DMDTS), le Ministère de l’Intérieur, les syndicats professionnels SNAM-CGT et UMIH, le Collectif Culture Bar – Bars, la Région Pays de la Loire, la Région Aquitaine.

Pour sécuriser l’exposition de la pratique en amateur, la conférence de presse du 29 mars 2011 a été l’occasion de la signature du « protocole de bonnes pratiques » signé par l’UMIH (syndicat d’employeurs des HCR) et par le Snam-Cgt. L’article 32 de la Loi du 07 juillet 2016, pour la Liberté de Création, l’Architecture et le Patrimoine, dite LCAP (http://bit.ly/2KUsls9) encadre désormais les conditions de la pratique en amateur et rend caduque le protocole avec l’UMIH.

Bilan en 2020
(entre parenthèse augmentation en 1 an)

Au 21 juin 2020, jour de la Fête de la Musique, on compte :

  • 7 régions (+ 1), 17 villes (+1), 4 département (+3) et 4 communautés d’agglomération (+1) qui contribuent au GIP
  • 1626 établissements bénéficiaires du dispositif (+ 403 en 1 an)
  • 46 596 salaires aidés (+ 11 596 en 1 an)
  • 3 millions d’€ attribués depuis juin 2015 (+ 750 k€ en 1 an)
Les dates :
  • 16 avril 2015, lancement officiel du GIP Cafés-cultures au ministère de la Culture
  • Mise en place effective du GIP Cafés-Culture national en juin 2015
  • 2017 : participation de l’Etat via la mesure 7 du FONPEPS.
  • mai 2020 : majoration des taux de prise en charge pour favoriser la reprise dans le contexte Covid-19.