Droits sociaux

Une enquête menée auprès de 328 musiciennes met en lumière les pratiques discriminatoires qui nuisent à leur insertion professionnelle

 Publié le : 7 Mar 2019  

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars nous publions quelques éléments d’une enquête réalisée sur 10 mois par le biais d’un questionnaire placé sur le site internet du Syndicat des Artistes Musiciens de Paris et de Région Parisienne (SDAMP-CGT) et promu via les réseaux sociaux.

Tout d’abord nous remercions vivement toutes celles qui se sont donné la peine de contribuer et sans qui rien n’eût été possible.

A partir des chiffres, mais aussi des témoignages qui nous ont été confiés, nous constatons immédiatement que :

  • Aucun secteur des métiers de la musique n’est épargné par les violences sexuelles ou sexistes qui éloignent les femmes de notre métier ou dégradent parfois profondément les conditions de son exercice. (30% des musiciennes ayant répondu au questionnaire disent avoir subi du harcèlement moral, et 25% du harcèlement sexuel)
  • La discrimination à l’embauche sur le physique ou sur l’âge est citée dans un nombre très important de contributions. (22% des musiciennes répondent avoir vécu des situations de discrimination à l’embauche)
  • La forte dominante masculine des postes à responsabilité dans ce secteur nuit à une réelle prise en compte de ce que sont les réalités professionnelles des femmes. Ce déni nuit à leur insertion dans le métier et à leur présence sur scène.
Les documents plus complets sont à télécharger ici, ici et ici .
Notre détermination à lutter contre toutes les formes de violences sexuelles ou sexistes et à promouvoir l’égalité au travail et dans la société n’en est que plus renforcée.
Tout particulièrement nous militons pour l’égalité d’accès à la profession. Il est insupportable de constater qu’à la vitesse à laquelle les choses évoluent il faudra des siècles pour entendre et voir sur scène autant de femmes que d’hommes dans les esthétiques dites de  » musiques actuelles « .

Nous appelons chacun et chacune à participer aux mobilisations organisées à l’occasion du 8 mars et notamment au rassemblement organisé ce vendredi à 15H40 place de la République à Paris.

Le 7 mars 2019

contact pour la presse : contact@snam-cgt.org

PREAVIS DE GREVE pour les 17, 21 et 22 janvier.

 Publié le : 10 Jan 2019  

(communiqué Spectacle CGT)

Voici en pièce jointe le préavis de grève déposé pour les 17, 21 et 22 janvier.

« La Fédération CGT Spectacle et ses syndicats appellent les artistes, techniciennes et techniciens, personnels administratifs et d’accueil à se mobiliser pour défendre les annexes 8 et 10, et plus généralement, afin de préserver un système d’assurance chômage reposant sur la solidarité interprofessionnelle.

Le gouvernement a imposé une lettre de cadrage pour la négociation de la convention générale d’assurance chômage, intimant aux partenaires sociaux interprofessionnels de réaliser 3,9 milliards € d’économies sur 3 ans. Le patronat -MEDEF, CPME et U2P – comptent bien faire peser ces économies uniquement sur le dos des chômeurs. Si le MEDEF et ses alliés parviennent à leurs fins, c’est l’ensemble des privés d’emploi qui seront touchés de plein fouet. Et le Ministre de la culture a beau se vouloir rassurant dans les médias, les artistes et technicien.ne.s du spectacle ne seraient pas épargné.e.s par ces coupes drastiques. Une autre lettre de cadrage a, en effet, été adressée aux négociateurs des annexes par les « partenaires sociaux » interprofessionnels afin de dresser une trajectoire financière de la négociation. Elle a été signée par le Patronat et les confédérations CFDT CFTC, CFE-CGC.

A travers les lignes, ce sont des économies de l’ordre de 200 millions € d’ici 2020 – soit 4 fois plus que celles consenties en 2016 qu’ils demandent à nos secteurs d’activité.

Seul un rapport de force nous permettra de faire reculer le Patronat et le gouvernement. La CGT Spectacle et ses syndicats appellent donc les salarié.e.s  à organiser des AG et des tractages sur les lieux de travail, à travailler à des adresses au public et à participer aux différentes actions menées pour refuser cette marche forcée vers une précarité encore plus grande, afin d’obtenir le retrait des deux lettres de cadrage et l’arrêt de la marche forcée vers la précarité d’une grande partie des salarié.e.s de nos secteurs.

La CGT Spectacle et ses syndicats appellent également à la grève pour obtenir l’augmentation du Smic et l’augmentation générale des salaires.

La CGT Spectacle et ses syndicats appellent les artistes, techniciens, personnels administratifs et d’accueil à participer aux journées d’action d’ores et déjà prévues, suivant le calendrier de négociation des annexes 8 et 10 (17 et 21 janvier) et celui de la remise de l’accord aux négociateurs interprofessionnels (22 janvier).

A cette fin, nous déposons donc des préavis de grève couvrant l’ensemble des salariés :

– Jeudi 17 janvier de 0h00 à 24h00

– Lundi 21 janvier de 0h00 à 24h00

– Mardi 22 janvier de 0h00 à 24h00 »

10/01/2019

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LETTRE DE CADRAGE 18 DECEMBRE 2018

 Publié le : 18 Déc 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

Suite à une nouvelle proposition du patronat, la CFDT, la CFTC, la CGC accepte de signer une lettre de cadrage (ici) en direction des intermittents, à peine édulcorée et qui s’inscrit, tout en restant flou sur le montant, dans la lignée de l’économie exigée par le gouvernement sur le dos des chômeurs.
Pour le régime général comme pour les artistes et techniciens intermittents du spectacle, aucune économie n’est acceptable !
La lutte continue solidairement ! Déchirons toutes les lettres de cadrage !

Paris, le 18/12/2018

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Assurance-chômage : Alerte !

 Publié le : 30 Nov 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

Le patronat veut toujours plus d’économies

sur le dos des artistes et technicien.ne.s intermittent.e.s du spectacle !

La réunion du 28 novembre a été principalement consacrée à l’examen de la lettre de cadrage des négociateurs interprofessionnels à l’intention des organisations négociant dans le spectacle, le cinéma et l’audiovisuel, les règles spécifiques aux artistes et technicien.ne.s intermittent.e.s du spectacle.

Le projet de lettre de cadrage présenté par le patronat (Medef, CGPME, U2P) est particulièrement agressif. Même si les économies exigées sont difficiles à décrypter à la lecture du document, il s’agirait d’une triple peine :

  • 51 millions € non effectués par l’accord de 2016 selon l’Unedic, à trouver au 1er juillet 2019 (soit la différence entre les 54 m€ « estimés » par l’Unedic et les 105 m€ exigés par la lettre de cadrage de 2016, que nous avions récusée)
  • Un pourcentage proportionnel des économies exigées par le gouvernement, entre 3,33 et 10% soit entre 43 et 90 m€, là encore pour l’été 2019
  • Une réduction de l’écart avec les droits au régime général portant le ratio dépenses /recettes à 3, au lieu de 3,5 soit au total environ 200 m€ d’économies au total d’ici 2020.

En clair, le patronat veut au minimum 90 millions en 2019 et encore 100 millions d’euros en 2020, ce qui signifie la disparition des annexes 8 et 10, en parallèle à la baisse drastique des droits au régime général. Tout en se prétendant non responsables des économies imposées par le gouvernement, le patronat se montre très zélé à casser les droits de toutes et tous ceux qui passent par l’assurance chômage !

Toutes les organisations syndicales ont refusé de discuter de cette lettre inacceptable, au moins sur la méthode. Appelons à l’unité syndicale, nécessaire pour récuser toute diminution de droits ! Le sujet est reporté au début de la séance du 11 décembre.

Il faut noter que le gouvernement n’a pas encore rendu opérationnel le comité d’experts qui doit analyser les effets de l’accord de 2016.

La CGT refuse toute économie sur les allocations chômage, alors même que la colère monte contre la précarité et le chômage. La CGT réclame une meilleure protection sociale, sur la base de cotisations justes, en partageant les richesses.

La CGT Spectacle appelle à rejoindre les rendez-vous de manifestations de samedi 1er décembre, contre le chômage et la précarité et pour l’augmentation des salaires.

Des assemblées générales vont être organisées dans différentes régions. Pour l’île de France, Ag au théâtre de La Colline à 19h le 10 décembre.

Paris 30/11/2019

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FRANCK RIESTER VA-T-IL ABANDONNER LES INTERMITTENTS AU MEDEF ?

 Publié le : 23 Nov 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

PAS DE CONSEILLER SOCIAL AU MINISTERE DE LA CULTURE …

Franck Riester a annoncé jeudi 23 novembre en Comité Technique Ministériel aux organisations syndicales représentatives du ministère de la Culture qu’il ne nommerait pas de conseiller social au sein de son cabinet.
Selon lui, ses missions seraient assumées par « tous les membres du cabinet », « tous les directeurs généraux, et le secrétaire général ». Autant dire personne. Lorsque les fonctions sont diluées et que personne n’est en charge précisément de certaines responsabilités, celles-ci ne sont jamais pas véritablement assumées.

Franck Riester fait bien peu de cas de la situation des professionnels du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel.
Nous devons faire face à un certain nombre de dossiers brûlants, pour lesquels nous avons besoin d’un interlocuteur en responsabilité au sein du cabinet. Nous attendons sous peu la lettre de cadrage de la négociation spécifique de l’assurance chômage des artistes et techniciens du spectacle, dans laquelle le Medef compte demander de nouvelles économies inacceptables.
La constitution de l’OPCO « Culture et Média » est en route, mais elle nécessite notamment un dialogue particulier entre ministère de la Culture et du Travail.
Une réforme de la médecine du travail menace particulièrement la prévention des risques de santé au travail des intermittents.
Quant aux artistes auteurs, le semblant de concertation qui a eu lieu durant l’été n’a abouti à aucune décision politique.

La CGT Spectacle et ses syndicats sont préoccupés par la situation sociale de nos secteurs et l’avenir des professionnels…
Monsieur Riester ne prend apparemment pas la mesure des enjeux en présence ! Le mépris des professionnels n’est pas une réponse satisfaisante. Nous lui demandons donc de revenir sur sa décision et de nommer dans les meilleurs délais un conseiller social.

Paris, le 23/11/2018

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MOBILISATION LE 1ER DECEMBRE – AG DES PROFESSIONNEL-LE-S LE 10 DECEMBRE !

 Publié le : 22 Nov 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

ASSURANCE CHOMAGE :
LE PATRONAT VEUT BAISSER LES DROITS DE TOUS LES CHOMEURS
ET S’ATTAQUE A NOUVEAU AUX ARTISTES ET TECHNICIENS INTERMITTENTS DU SPECTACLE !

Le gouvernement a imposé une nouvelle négociation sur l’assurance chômage cet automne pour exiger une baisse considérable des droits des chômeurs (3,9 Milliards € sur 3 ans pour 39 MDs d’allocations), du moins parmi les seuls 43% qui sont indemnisés.

La CGT refuse la lettre de cadrage imposant les économies sur le dos des chômeurs, mais les organisations patronales (Medef, CPME, U2P) veulent les appliquer, en visant les travailleurs précaires (CDD, intérimaires, CDI à temps partiels…) … et le régime des salariés intermittents du spectacle !

Le 28 novembre, la négociation débutera précisément sur une autre lettre de cadrage : celle de l’interprofessionnel aux négociateurs dans le champ du spectacle. Le patronat mené par le Medef a déjà annoncé vouloir répercuter les économies exigées par le gouvernement en direction des annexes 8 et 10.

Nous devons peser sur l’ensemble des négociations et empêcher les économies sur l’ensemble des chômeurs pour mieux empêcher la répercussion sur les artistes et techniciens intermittents du spectacle.

Faisons-leur entendre notre voix pour une négociation sans économies et au contraire nous permettant d’améliorer les règles issues de l’accord de 2016 !

Aussi notre fédération et nos syndicats appellent à participer massivement à la manifestation contre le chômage et la précarité :

Samedi 1er décembre
A Paris : Départ boulevard du Temple 14H30 – boulevard Filles du Calvaire – Boulevard Beaumarchais – Place de la Bastille – rue de Lyon et rue Traversière.

Rdv fédéral : angle boulevard du Temple, au niveau du théâtre Dejazet

Nous tiendrons une assemblée générale des professionnel.le.s du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel :

lundi 10 décembre à 19h au théâtre de la Colline

à propos de l’assurance chômage, et plus généralement de l’actualité sociale (retraites, Afdas, prélèvement de l’impôt à la source …) et de la politique « culturelle » du gouvernement, mise à mal par les attaques contre les services publics.
Nous inviterons nos camarades de la CGT intérim et des comités de privés d’emploi CGT.

Toutes et tous ensemble pour faire respecter nos droits !

Paris, le 22/11/2018.

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MENACES SUR L’AFDAS.

 Publié le : 3 Août 2018  

(communiqué commun CGT Sectacle)

ADOPTION DE LA LOI « POUR LA LIBERTÉ DE CHOISIR SON AVENIR PROFESSIONNEL » Vives inquiétudes pour les droits à la formation des professionnel.le.s de la Culture et pour l’AFDAS. La ministre de la Culture porte une lourde responsabilité !

Le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a été définitivement adopté, mercredi 1er août 2018, par l’Assemblée Nationale. Celui-ci va chambouler en profondeur la formation professionnelle et l’assurance chômage. Concernant le volet « formation », la loi s’attaque aux droits, en faisant, par exemple, disparaître le Congé Individuel de Formation (CIF) au profit d’un Compte Personnel de Formation de Transition, qui ne permettra plus des prises en charge des coûts pédagogiques et des salaires à l’occasion du suivi de formations longues, comme c’était le cas jusqu’à présent. En clair, le futur plafond de prise en charge est fixé à 5.000 € au bout de 10 ans, contre 18.000 € aujourd’hui dès 2 années d’ancienneté. Tout aussi grave, le CIF était géré directement à l’AFDAS par des commissions paritaires composées de professionnels de nos secteurs, qui étaient à même de juger de la pertinence des demandes et de la qualité des formations. Le CPF de transition sera quant à lui géré par des commissions paritaires interprofessionnelles régionales, qui n’auront ni les clés pour juger de l’opportunité d’un projet de formation dans nos métiers, ni la connaissance de l’emploi dans nos secteurs, ni la compréhension des besoins spécifiques en formation dans nos champs (petits effectifs, matériel technique…), qui conduisent à des coûts supérieurs à ceux du secteur interprofessionnel. Nous ignorons, enfin, ce que va devenir l’articulation de la formation avec les annexes 8 et 10.

Nous sommes, par ailleurs, extrêmement inquiets de l’avenir de l’AFDAS, qui a tout juste fêté ses 45 ans, au cours desquels il a été un formidable outil pour créer du droit à la formation professionnelle, notamment pour les salarié.e.s intermittent.e.s, les journalistes pigistes, les auteurs et autrices ou les travailleur.se.s à domicile de l’édition. Une mission sur le périmètre des futurs Opérateurs de Compétences (OPCO) a été lancée en juin, et nous ignorons si l’AFDAS sera préservé, avec un champ cohérent et conforté en tant que futur OPCO des « contenus », ou si les 10 branches qui le composent actuellement seront éclatées dans plusieurs OPCO. Le verdict doit être rendu fin octobre. Si l’AFDAS n’était pas retenu comme futur opérateur de compétences par la ministre du Travail, c’est l’ensemble de l’écosystème de la formation professionnelle de nos champs qui s’en trouverait fragilisé : droits des salarié.e.s et des auteur.trice.s, centres de formation… avec des conséquences importantes sur les qualifications, l’emploi, la qualité des productions, l’attractivité et la vivacité de nos secteurs sur les territoires.

Les organisations syndicales du Conseil d’Administration de l’AFDAS ont lancé une pétition, sur l’impulsion de la CGT, pour protester auprès de la ministre du Travail contre le projet de réforme, et alerter les professionnel.le.s dans le même temps. Elle a recueilli plus de 18.000 signatures, sans réaction de la rue de Grenelle. Les président.e.s de plusieurs OPACIF, dont l’AFDAS, ont adressé à Muriel Pénicaud un courrier expliquant les conséquences de la perte de la gestion du futur CPF de transition pour leurs populations spécifiques. Celui-ci est également resté sans réponse.

Nous avons, à de nombreuses reprises, alerté les services et le cabinet de la ministre de la Culture, afin qu’ils puissent faire comprendre au ministère du Travail la nécessité de prendre en compte de nos spécificités professionnelles dans la loi. S’ils ont pu nous fournir un appui technique, JAMAIS Françoise Nyssen ne s’est prononcée ou n’a défendu notre secteur au regard de la réforme. Comme à l’occasion de la question des droits sociaux qui a animé les artistes-auteurs.trices en juin dernier, la ministre s’est contentée d’être simple observatrice, comme si sa fonction ne consistait plus à être garante des droits et de la protection des artistes et des professionnel.le.s de la culture ! Son silence et son inaction au sujet de la formation professionnelle sont extrêmement graves pour l’avenir de nos professions, et elle en sera comptable, lors de son bilan. D’ici là, nous ne manquerons pas de nous mobiliser notamment à l’occasion de la négociation des décrets d’application de la loi.

Paris, le 03/08/2018.

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