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Des centaines de milliers de travailleurs précaires ciblés par le gouvernement…

Le 18 juin, le Premier Ministre et la ministre du Travail ont annoncé les mesures que compte prendre le gouvernement sur la réforme assurance chômage par décret cet été.

Un festival de baisses de droits considérables et une pantomime de mesurettes pour faire semblant de sanctionner les abus de contrats précaires par le patronat. Voici pour l’essentiel :

Le gouvernement veut « économiser » 3,4 milliards d’euros en 3 ans uniquement en baisses d’allocations. Pour ce faire, il privera 300.000 personnes de toutes allocations par le relèvement du seuil d’ouverture de droits à 6 mois de contrats sur 24 mois (4 mois de travail sur 28 mois actuellement).

Le calcul de l’allocation sera revu à la baisse avec un nouveau plafond mensuel.

Les cadres subiront une dégressivité de leurs indemnités de 30% au début du 7ème mois. Le président du Medef en a aussitôt profité pour réclamer une baisse des cotisations patronales pour les cadres, ce qui mettrait en danger le financement de l’Unédic.

Le gouvernement a renoncé à remettre en cause le régime dit « d’activités conservées » sous la pression des assistantes maternelles, les « Gilets Roses » qui ont manifesté régulièrement depuis des mois et interpellé nombre de députés. La lutte peut être gagnante !

Concernant les secteurs du spectacle (relevant des annexes 8 et 10), le gouvernement refuse de prendre en compte l’accord unanime professionnel du 21 janvier 2019 qui améliore l’accord de 2016. Les franchises excessives sont donc maintenues, de même que la mauvaise prise en compte des congés maladie.

Le gouvernement n’annonce pas de baisses mais nous ne sommes pas à l’abri des changements de calcul de l’allocation, par effet miroir avec le régime général.

Les employeurs du spectacle sont épargnés par les bonus/malus et de la cotisation de 10€ sur les CDD d’usage, du fait de la double cotisation existante depuis 2003 pour les employeurs et les salariés.

De plus, le relèvement des seuils d’accès au régime général relance déjà les attaques contre nos annexes spécifiques : à Matignon, le Medef et la Cfdt ont signifié leur dépit de ne pas voir d’économies annoncées pour l’instant sur le dos des salariés intermittents du spectacle.

Bref deux constats : toutes les mobilisations pèsent et le combat n’est pas terminé contre le contenu des décrets !

Il faut amplifier les mobilisations unitaires dans toutes les professions et partout en France pour empêcher la casse de l’assurance chômage et de toute la protection sociale. Le gouvernement veut aller vite sur le dossier assurance chômage, pour enchaîner sur la « réforme » des retraites.

Le 20 juin à l’occasion du CNPS, interpellons le ministre de la Culture sur la casse des politiques publiques (Radio France, France télévisions, le réseau public de la décentralisation …), de l’emploi et des droits sociaux ! Un rassemblement est organisé à 11H Place du Palais Royal.
Le 26 juin manifestons toutes et toutes ensemble pour les droits des chômeurs devant le conseil d’administration de l’Unédic qui doit discuter de la revalorisation des allocations et devant tous les Pôle emploi de France !

Paris, le 19/06/2019.

Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle Cgt
14-16, rue des Lilas 75019 PARIS – 01 48 03 87 60 – www.fnsac-cgt.com – cgtspectacle@fnsac-cgt.com

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En avril dernier le journal Télérama publiait un dossier sur des situations de violences sexuelles ou sexistes dans le secteur musical. Les exemples cités concernaient des entreprises de spectacle ou des compagnies discographiques du secteur des musiques actuelles. Au sein du même dossier était annoncé la constitution d’un collectif d’artistes, de musiciennes, de chanteuses, de salariées administratives ou techniques qui, sous l’acronyme FEMM, dénonce le sexisme dans l’industrie musicale.
Quelques temps auparavant, une enquête du syndicat CGT des musiciennes et musiciens d’Ile de France avait mis en lumière le nombre important de femmes du métier qui témoignaient avoir été victimes de comportements inacceptables.
L’impunité dont bénéficie les auteurs d’agissements sexistes ou violents est une des causes de la persistance du problème.
Ainsi, alors que d’autres scandales ont éclatés ces derniers mois dans le secteur de la presse ou des médias par exemple et que les entreprises ont annoncé avoir engagé des procédures disciplinaires envers les personnes mise en cause, dans le secteur de la musique, l’article de Télérama d’avril dernier n’a visiblement suscité aucune réaction de la part des entreprises dont certains cadres ou salariés étaient pourtant assez facilement identifiables.
Dans le secteur de la musique comme ailleurs les grandes déclarations ne suffisent plus. Rien ne changera si les entreprises n’annoncent pas prendre des mesures pour sanctionner les coupables et protéger les femmes qui y travaillent.
Communiqué de la FNSAC-CGT du 18 juin 2019 (à télécharger ici )