Toutes les actualités

Le ministère de la Culture communique aujourd’hui ( lire ici ) sur la mise en place d’une des mesures de soutien à l’emploi dans le secteur du spectacle dit  » occasionnel  » qui avait été initialement annoncé à l’occasion du Conseil National des Professions du Spectacle (CNPS) présidé par Roselyne Bachelot et Elysabeth Borne le 11 mai (lire ici).

La concrétisation de l’engagement du printemps d’  » accompagner la réouverture des salles et de permettre aux artistes et au public de se retrouver à nouveau  » avec une mesure de soutien à l’emploi artistique arrive bien tard. La saison est bel et bien finie et l’annonce d’aujourd’hui ne permettra pas de dynamiser l’activité des très nombreux musiciens et musiciennes qui sont restés au chômage durant les mois d’été. Mais, déjà, la publication bien trop tardive à la mi-aout des décrets FONPEPS censés soutenir l’emploi dans les petits lieux ou en tournée montrait la légèreté avec laquelle la ministre de la culture concrétise les promesses faites aux artistes et aux techniciens mobilisés en masse au printemps dernier.

Au mieux ces mesures constitueront donc une divine surprise pour les organisateurs de spectacles qui ont organisé des manifestations cet été.

Alors que la reprise de cet été n’aura été que très partielle et que la mesure de prolongation de l’année blanche de 4 mois seulement jusqu’à la fin décembre de cette année ne sauvera pas tous les intermittents du spectacle, nous réclamons plus que jamais un véritable plan de soutien à l’emploi artistique.

Le secteur du spectacle occasionnel est un vivier d’emploi important pour les artistes musiciens et musiciennes et, en zone rurale par exemple, que ce soit par le biais des cafés-cultures ou des festivités organisées par le monde associatif, il constitue la majeure partie de l’offre de spectacle vivant musical sur certains territoires. A l’heure où le ministère de la culture se prévaut d’un ambitieux budget 2022, le soutien financier de l’Etat à son développement est un impératif social et culturel.

Paris, le 24 septembre 2021.


En cette rentrée de septembre 2021, en plus de la Covid-19 qui perdure, des gestes barrières à conserver, voilà un nouveau venu, le pass sanitaire.

Mis en place par le gouvernement pour limiter les risques de diffusion épidémique, pour minimiser la probabilité de contamination dans des situations à risque, et donc la pression sur le système de soins, tout en permettant de maintenir ouvertes certaines activités ou lieux en complément des protocoles sanitaires propres à chaque secteur, ce nouvel objet social s’installe dans l’environnement professionnel des enseignants artistiques avec son lot d’incertitudes et d’inégalités.

Comment l’appliquer précisément dans les conservatoires ? Quels publics sont concernés ? Quels enseignants et/ou enseignements sont impactés ? Une nouvelle fois, c’est la cacophonie. Les textes officiels sont particulièrement complexes, à la limite de l’illisible. Les autorités territoriales redoublent d’interprétations diverses et variées. Ici on ouvre sans, là on l’exige uniquement aux auditions, ailleurs il sera demandé à tous les élèves majeurs et donc à leurs enseignants. A quelques jours de la rentrée, où toutes les équipes s’organisent, rien n’est calé. Et plutôt que d’organiser la chasse au virus, c’est souvent la chasse aux salariés non vaccinés qui s’instaure.

Il semblerait que les écoles associatives soient traitées différemment que le secteur public et que le fameux pass y soit obligatoire quelles que soient les situations. Les Présidents des associations concernées, responsables aussi de la situation sanitaire de leurs structures, redoublent de prudence. L’enseignement artistique et ses professionnels avaient-ils besoin de cette rupture d’égalité de traitement ? Certainement pas et cette discrimination est inacceptable. Le virus ferait-il la différence entre un cours de musique donné dans un conservatoire public ou dans une école associative ?

Il est de notre rôle d’aider les artistes enseignants dans cette confusion généralisée qui fragilise les salariés à tous points de vue. Nous renvoyons vers notre document juridique régulièrement mis à jour : https://www.snam-cgt.org/memo-passe-sanitaire/. Nos syndicats dans toutes les régions sont disponibles pour agir lorsque des Directions outrepassent leurs droits.

Pendant ce temps-là, les emplois publics statutaires reculent, le point d’indice reste bloqué depuis des années, le service public en général continue de se dégrader, conséquence directe de la loi sur la transformation de la fonction publique. Ne nous laissons pas berner par ce nouvel os à ronger. Nous n’avons aucun avantage à tirer des divisions sur la vaccination, sur le pass sanitaire, sur le secteur professionnel public ou privé.

La CGT s’est exprimée en faveur d’une généralisation de la vaccination en France et dans le monde pour lutter contre la pandémie. Elle s’oppose à ce que les personnes dépourvues de pass sanitaire soient sanctionnées au niveau de leurs contrats de travail ou de leurs salaires et soutiendra les salariés concernés.

Paris, le 2 septembre 2021

LE COMMUNIQUE EN PDF ICI 


Le secteur musical se présente souvent comme un lieu de concertation permanente entre tous les types d’acteurs au centre de laquelle le ministère de la culture devrait orchestrer des débats en toute transparence. Au contraire, plusieurs exemples récents nous font penser que beaucoup de décisions se prennent loin des artistes eux-mêmes ou de leurs représentants. Ce constat nous a même amené il y a quelques semaines à quitter la mission qu’avait installée la ministre de la culture Roselyne Bachelot sur l’avenir des maisons d’opéra en région ; en effet, l’exclusion des représentants des artistes lors de la constitution des groupes de travail nous était parue insupportable.
Face à ce mépris des artistes nous avons lancé une vaste enquête auprès des instrumentistes, des chanteurs et des danseurs des formations permanentes pour recueillir leur avis sur la situation de leurs ensembles et sur les enjeux d’avenir. Après dépouillement des centaines de réponses (près de 400 contributions) qui nous sont parvenues nous avons travaillé à une synthèse reprenant la plupart des thématiques illustrées par de nombreuses citations des artistes.
La diversité des approches, la richesse des commentaires et des propositions de ce document nous laisse penser que décidément oui, et n’en déplaise aux experts qui prétendent décider de l’avenir de la vie musicale sans les musiciens, nous pouvons répondre positivement en mesure à la question posée ci-dessus.
Notre document intitulé les artistes des orchestres et des maisons d’opéra prennent la parole aborde les questions sociales comme celles des missions des institutions qui les emploient ou celles des rapports avec leurs publics.
Il est en téléchargement ici.
Nous vous convions à une présentation à la presse de cette enquête et du document final
le 7 juillet de 17H30 à 18H
A l’issue des rencontres ACCORD MAJEUR
au conservatoire Darius Milhaud à Aix-en-Provence (salle Cézanne 213) 

 

Paris le 6 juillet 2021

 Une enquête réalisée ces derniers jours auprès de plus de 500 musiciens et musiciennes montre que la reprise des concerts reste plus qu’hypothétique pour beaucoup et que la prolongation de l’année blanche de 4 mois seulement est insuffisante pour éviter les baisses d’allocations en janvier.

Les annonces tardives du gouvernement, notamment sur l’autorisation de concerts « debout », ont empêché nombre d’organisateurs de spectacle de programmer des évènements cet été. L’incertitude qui règne sur les décisions finales des préfets ou des maires fait que beaucoup s’abstiennent de prendre le risque d’engager des frais et de signer des contrats avec des artistes. D’un point de vue financier, si certains acteurs recherchent des solutions du côté des aides déployées par le Centre National de la musique (CNM), beaucoup d’autres sont sans solution. C’est le cas des organisateurs de manifestations gratuites qui caractérisent normalement la vie musicale estivale.

La cacophonie des annonces ministérielles a provoqué des situations ubuesques, trouvant leur apogée autour de la fête de la musique : concerts dans les bars d’abord interdits, puis autorisés à la dernière minute alors que la plupart étaient, logiquement, annulés : les artistes programmés initialement ne seront pas indemnisés par le chômage partiel qui n’a de toute façon quasiment jamais fonctionné pour eux.
Le mouvement social inédit, qui a vu depuis le mois de mars une centaine de théâtres et de lieux culturels occupés dans tout le pays, a porté la revendication d’un vaste plan de soutien à l’emploi artistique. En le limitant à quelques dizaines de millions d’euros, le gouvernement n’a pas pris la mesure des besoins. Mais le pire est sans doute que les annonces faites en ce sens par Roselyne Bachelot et Elysabeth Borne lors du Conseil National des Professions du Spectacle (CNPS) du 11 mai ne se sont encore caractérisées par aucune annonce concrète en direction de nos potentiels employeurs. On évoque aujourd’hui des aides qui pourraient être annoncées courant juillet (y compris celles pour le Off d’Avignon qui commence dans quelques jours !) et dont le paiement n’interviendrait qu’à l’automne. C’est mal connaître la fragilité du secteur musical, caractérisé notamment par une myriade de petites associations, que d’imaginer qu’en procédant de la sorte on va réellement soutenir l’emploi des artistes cet été.
Pire, dans un contexte où les artistes et les groupes sont dans une dramatique course aux concerts, le spectre du travail au noir sous ses diverses formes (paiement en liquide, facture sans bulletin de salaire, déclaration de la moitié des artistes seulement…) ressurgit plus que jamais.
Dans ces conditions, fort logiquement, les artistes constatent qu’ils ne reprendront que très partiellement le travail cet été. Nous publions (cliquer ici) les premiers résultats d’une enquête en ligne menée ces derniers jours auprès des professionnels qui le confirme.
Le refus du gouvernement de prolonger l’année blanche au- delà de 4 mois au motif que la reprise du travail permettra à chacun de faire le nombre d’heures nécessaire ne va faire qu’aggraver la situation des musiciens et musiciennes qui, après des mois de baisse de revenus dû à l’absence de concerts vont mécaniquement subir en janvier une baisse de leurs allocations chômage faute d’avoir suffisamment travaillé. C’est la double peine. La Ministre de la Culture Roselyne Bachelot et le gouvernement ont soutenu financièrement « quoi qu’il en coûte » les entreprises, notamment les plus grosses, pour qu’elles traversent la crise. L’effort n’a pas été le même pour les artistes.
En ce début d’été nous appelons les artistes à continuer leurs mobilisations sous toutes les formes.
Paris le 30 juin 2021

 

 

 

C’est avec stupéfaction que nous apprenons la décision de Madame Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la culture de la ville de Lyon, de baisser la subvention de l’opéra de Lyon.
Alors que le budget 2021 avait été validé avec les autres partenaires publics lors de l’Assemblée Générale en décembre 2020, elle décide unilatéralement et sans concertation avec la direction de l’opéra de Lyon, de baisser la subvention de la ville de 500 000 euros.

Cette décision tombe au plus mauvais moment et va fragiliser encore un peu plus cette institution qui traverse une période incertaine en raison de l’arrêt des spectacles depuis un an.

Au regard du montant total du budget de l’opéra, cette baisse peut paraître dérisoire mais constitue en réalité un mauvais coup porté à la création et à l’emploi. En effet, 500 000 euros représentent le coup moyen d’une production d’opéra, ce qui aura des conséquences sur l’emploi des artistes et des techniciens intermittents, notamment les plus précaires. L’essentiel du budget étant dédié à la masse salariale des salariés permanents et intermittents, c’est par conséquent au budget artistique et à la création que la ville de Lyon s’attaque en privant les spectateurs d’un certain nombre de concerts et de spectacles lyriques et chorégraphiques et en privant les artistes et les techniciens, très fragilisés par la crise actuelle, de contrats de travail et de source de revenus.

Mme Perrin-Gibert justifie cette baisse pour favoriser l’émergence artistique et la création, c’est mal connaître les activités et la programmation de l’opéra de Lyon. En effet, l’opéra de Lyon a su s’adapter aux attentes de tous les publics, jeunes et moins jeunes, en proposant dans la programmation de la grande salle et de l’amphi, tous les styles de musique et chorégraphiques et en engageant des artistes émergents locaux et régionaux.

C’est aussi mal connaître son ancrage dans la cité alors que l’opéra de Lyon développe des actions culturelles et pédagogiques notamment en direction du jeune public et des publics fragilisés économiquement et socialement.

Mme Perrin-Gibert justifie par ailleurs sa décision par le soutien à l’émergence de la création dans le cinéma. Il est pour le moins inique de vouloir opposer des formes d’art différentes, le spectacle vivant et le cinéma souffrant tous les deux de la fermeture des salles, ces deux secteurs ont chacun besoin d’un soutien indéfectible de la puissance publique.

Nous avons du mal à croire que le Maire de Lyon, à peine élu, puisse prendre une telle décision lourde de conséquences au détriment du rayonnement des arts et de la culture, alors que l’ancienne municipalité avait déjà supprimé certaines dotations à l’opéra de Lyon, le privant de ressources importantes.

Nous espérons que la ville de Lyon saura revenir sur cette décision incompréhensible en ces moments difficiles où la culture et ses personnels ont besoin d’un soutien sans faille.


UNE PLAISANTERIE ?

Depuis le début de la crise :

– Une majorité d’artistes enseignants a continué à travailler à distance et ce depuis la 1ère semaine du confinement. Malgré ces conditions de travail fortement dégradées, souvent sans que leurs employeurs ne leur fournissent le matériel adéquat, ils n’ont cessé de maintenir un lien pédagogique avec les élèves ;

– D’autres ont été placés en chômage partiel, principalement dans le secteur associatif. Leur faire rattraper des heures de travail pendant la période des congés s’apparenterait donc à de la fraude ;

– Aucune intervention de l’Etat n’a été déployée, ni en direction des collectivités territoriales qui ont à leur charge les politiques publiques d’enseignement artistique, ni en direction des enseignants eux-mêmes ;

– Le mix de présentiel/distanciel et le couvre-feu imposés par les différents décrets ont fait exploser les temps de trajet, multiplier les temps de travail et réduit d’autant le temps libre des professionnels qui envisagent de profiter complètement des quelques jours de congés de fin d’année… tout en continuant à préparer les cours qui reprendront en janvier.

Les enseignants, sur lesquels a reposé la continuité du service public rendu à la population, sont épuisés et ont donc besoin des congés de fin d’année. Ils entendent bien participer aux fêtes de fin d’année avec leurs proches !

NOUS DEMANDONS :

– DES EXCUSES PUBLIQUES DE MADAME BACHELOT ;

– QUE LES ORGANISATIONS SYNDICALES REVIENNENT AU CENTRE DU DIALOGUE SOCIAL EN S’APPUYANT SUR L’EXPERTISE DES PERSONNES QUI SONT SUR LE TERRAIN POUR L’ORGANISATION DU TRAVAIL EN PERIODE DE CRISE SANITAIRE ;

– QUE LES ENSEIGNANTS ARTISTIQUES PUISSENT, COMME LES ENSEIGNANTS DE L’ÉDUCATION NATIONALE, PERCEVOIR LA PRIME NUMÉRIQUE.

 

LE COMMUNIQUE EN PDF ICI 


Plusieurs organisations d’artistes et d’acteurs du secteur musical adressent une lettre ouverte à Mme Roselyne Bachelot, ministre de la culture 

Alors que les lieux de spectacle restent fermés sur décision du gouvernement et que les artistes interprètes de la musique et du chant subissent très durement les conséquences de la crise sanitaire, plusieurs organisations d’artistes et d’acteurs du secteur musical adressent une lettre ouverte à la ministre de la culture à la veille d’une journée de manifestations à l’appel de multiples organisations partout en France.

 

Madame la Ministre,

La situation est grave pour les milliers d’artistes interprètes de la musique de notre pays et nous conduit aujourd’hui à vous adresser une lettre ouverte pour amplifier les démarches d’alerte que nous avons déjà manifestées à plusieurs reprises ces dernières semaines.

Alors que se décidait un second confinement, vous déclariez à la fin du mois d’octobre que  « certaines activités professionnelles peuvent continuer dès lors qu’il n’y a pas de public […]. Concrètement, la création artistique continue de vivre : les tournages, les répétitions de spectacle à huis-clos, les enregistrements et captations des œuvres sans public sont tout-à-fait possibles. »

Un mois et demi plus tard, alors que la reprise des spectacles ne débutera – au mieux – qu’à la mi-janvier et partiellement, vous n’avez mobilisé aucun budget pour concrétiser votre invitation.

Des centaines de millions d’euros sont mobilisés à juste titre pour les entreprises et la préservation des revenus des personnels permanents. Mais rien n’a été mis en œuvre pour permettre aux artistes de la musique de travailler. Nous évoquons ici la situation des 25 000 musiciens ou chanteurs intermittents du spectacle qui n’ont pour seul revenu depuis des mois que leurs allocations de chômage, mais aussi de toutes celles et ceux qui ont été les laissés-pour-compte de «l’année blanche».

Toutes et tous ont besoin de travailler. Pour gagner leur vie, pour préparer la reprise des spectacles d’ici quelques semaines ou quelques mois, pour exercer leur art quoi qu’il en soit.

Nous vous enjoignons solennellement à aller jusqu’au bout de votre invitation à continuer de créer en finançant de toute urgence un fonds pour l’emploi artistique qui puisse permettre aux artistes de la musique de reprendre le travail, ne serait-ce que quelques dizaines de jours dans un premier temps. Cela aurait aussi l’avantage de leur permettre d’acquérir de nouveaux droits sociaux en cotisant à leurs caisses sociales qui en ont grand besoin.

Des propositions vous ont été faites en ce sens par diverses organisations. Vous avez par ailleurs à votre disposition le très récent mais déjà déterminant Centre National de la Musique (CNM) qui a montré sa capacité à se mobiliser pour venir en aide aux différentes catégories de professionnels frappés par la crise, mais pour l’instant quasiment pas aux artistes interprètes eux-mêmes.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

 

AJC (Association Jazzé Croisé) 

FAMDT (Fédération des Acteurs et Actrice des Musiques et Danses Traditionnelles) 

Grands Formats (Fédération d’artistes pour la musique en Grands Formats)

PROFEDIM (syndicat professionnel des PROducteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs
Indépendants de Musique)

SMA (Syndicat des Musiques Actuelles)

SNAM-CGT (Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musiciens de France)

SNM-FO (Syndicat National des Musiciens) 

 

LE COURRIER ICI 

 


communiqué intersyndical 

Les organisateurs de spectacle dont ce n’est pas l’activité principale déclarent les salaires des artistes et techniciens qu’ils engagent auprès du GUSO (Guichet Unique du Spectacle Occasionnel). Il s’agit d’une grande partie du monde associatif, des particuliers qui organisent des festivités familiales ou des entreprises du secteur touristique par exemple. Ces spectacles, majoritairement musicaux, génèrent une masse salariale cumulée de 150M€ par an et, représentent donc une part importante des revenus de dizaines de milliers d’artistes et de milliers de techniciens.

Alors que nos organisations demandaient depuis près d’un mois la tenue d’une réunion d’urgence sur l’adaptation du dispositif d’Activité Partielle à ce secteur, une réunion du Comité de Pilotage du GUSO s’est réunie le lundi 20 avril. Elle a mis en lumière que les différents services de l’Etat n’avaient pris aucune mesure pour que les employeurs dont les spectacles ont tous été annulés puissent verser aux artistes et aux techniciens concernés les indemnités d’activité partielle. Cela a pourtant été ouvert à plus de 8 millions de salariés en France.

Qui sommes-nous pour ne pas avoir droit à ce qui bénéficie à tous les salariés ?

Organisateurs de spectacles et salariés sont aujourd’hui dans l’incapacité de réaliser les formalités auprès des services compétents. En plus de la perte de revenu, ce sont des heures qui ne seront pas comptabilisées pour d’éventuelles ouvertures de droits à l’assurance chômage.

Nous conseillons aux professionnels concernés de n’inscrire sur leurs Déclarations Mensuelles de Situation pour mars (dont la correction est possible jusqu’au 30 avril) que les périodes pour lesquels les employeurs leur ont fourni des justificatifs et de signaler à Pôle Emploi par courrier séparé leurs contrats annulés mais non indemnisés.

Plus que jamais leur mobilisation est primordiale pour la prise en compte de leurs intérêts.

Nous les appelons notamment à signer les pétitions pour l’adaptation temporaire du régime d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle à la situation de crise.

Contacts Presse :

  • CGT Spectacle : Philippe GAUTIER 06 76 79 53 15
  • SNAPAC CFDT : Jean GARCIA 06 22 89 82 07
  • SNM FO : Jean-Luc BERNARD 06 18 00 16 21
  • FCCS CGC : Pascal LOUET 06 81 69 57 14

Paris, le 21 avril 2020.

TELECHARGER LE COMMUNIQUE


On connaissait les vacataires et, globalement, on avait réussi à contenir la vague. Mais un nouveau mal encore plus insidieux et virulent prend de l’ampleur : auto-entrepreneur.

Illégal, pour nous c’est évident. Parce que l’enseignement artistique est un travail d’équipe, parce qu’une équipe doit être coordonnée,  parce que chaque enseignement ne peut pas fonctionner en électron libre, parce que la rémunération doit tenir compte de la préparation des cours, parce que l’égalité républicaine de l’enseignement artistique doit être garantie, parce que les notions de chiffre d’affaires et de rentabilité sont incompatibles avec l’indépendance d’un enseignant. La liste serait encore longue des paramètres qui bannissent cette forme d’entreprise dans l’enseignement artistique.

Cette attaque contre le salariat est frontale dans quelques communes. Les collègues se défendent et attaquent en justice. Si vous êtes dans ce cas, ne restez pas seuls : signalez-vous au syndicat de musiciens le plus proche.

 

 


Le projet DEMOS consistant à faire pratiquer la musique en orchestre à des enfants scolarisés dans des quartiers populaires se développe depuis plus de 10 ans. Porté dans un premier temps par la Philharmonie de Paris pour la région parisienne, le projet se décline dans de nombreuses villes désormais sans que les conditions d’emploi des artistes ne fassent l’objet de la moindre coordination. En l’occurrence ce sont les décisions locales qui déterminent ici ou là le montant des salaires et les conditions d’emploi des enseignants qui apprennent la musique aux enfants ou des interprètes qui les accompagnent en répétition ou en concert.

A Lyon, face à l’intransigeance de la direction de L’Auditorium – Orchestre National de Lyon qui se refuse à appliquer des conditions d’emploi comparables à celles qui ont été négociées et sont désormais pratiquées à la Philharmonie, les artistes et leur syndicat le SAMPL-CGT ont déposé un préavis de grève pour cette fin de semaine.

Nous exprimons notre soutien aux grévistes de Lyon et réaffirmons ici nos revendications pour les musiciens et musiciennes qui travaillent sur les dispositifs DEMOS partout en France :

– Limitation des contrats à durée déterminée aux seules situations où ils sont légitimes et recours aux CDDU (contrats à durée déterminée d’usage) pour les seuls artistes interprètes ;

– Déclaration au cachet des artistes-interprètes ;

– Négociations à Lyon comme ailleurs de clauses équivalentes à celles contenues dans l’accord collectif d’entreprise de la Philharmonie de Paris ;

– Reconnaissance des diplômes de l’enseignement artistique ;

– Négociation au sein de la Convention Collective Nationale des Entreprises Artistiques et Culturelles d’un avenant sur l’éducation artistique et sur l’action culturelle couvrant notamment les conditions d’emploi des artistes employés par les projets DEMOS.

Le label DEMOS délivré par la Philharmonie de Paris ne peut plus l’être sans référence à des clauses minimales sur l’emploi artistique.

Paris, le 15 octobre 2019

Communiqué