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Une mobilisation sans précédent du secteur musical et de l’artisanat pour sauver l’archet.

La CoP19 de la CITES a pris fin au Panama le 25 novembre 2022 et s’est achevée sur une bonne nouvelle accueillie avec un immense soulagement par le secteur musical.

Cela a été rendu possible par la mobilisation sans précédent des acteurs de toute la filière musicale française pour cette cause qui était la leur : musiciennes et musiciens, ensembles, orchestres, organisations professionnelles et syndicats. Pétitions, lettre ouverte des musiciens, lettre ouverte des orchestres européens : la voix du secteur a su se faire entendre. Une très belle réussite collective !

La CoP19 de la CITES a pris fin au Panama le 25 novembre dernier et s’est achevée sur une bonne nouvelle accueillie avec un immense soulagement par le secteur musical.

La proposition de départ du Brésil d’une inscription à l’Annexe I – signifiant une interdiction formelle de tout
commerce du bois de Pernambouc – a fait place à l’issue de deux semaines de négociations intenses à un nouveau texte proposé par le Brésil et adopté par consensus : le maintien de l’espèce à l’Annexe II (commerce international soumis à autorisation systématique) de l’espèce, mais avec la libre circulation des archets finis. [1]

A ce texte est associé un plan d’action comprenant plusieurs volets : la lutte contre le trafic illégal, l’inventaire de la ressource, un plan de conservation de l’espèce et la traçabilité et l’utilisation du bois de plantation. Ce programme concerne le Brésil et également les autres pays signataires de la Convention, dont l’Union Européenne – qui s’est engagée à y participer – ainsi que les professionnels concernés.
C’est donc une issue extrêmement positive et constructive et qui va permettre un vrai travail sur l’espèce et pour sa préservation – en lien avec la CITES. C’est un grand pas vers la mise en place d’une filière durable, tant pour l’espèce que pour les archetiers. L’engagement depuis plus de 20 ans des archetiers pour la préservation du Pernambouc a finalement été pris en compte.

Cela a été rendu possible par la mobilisation sans précédent des acteurs de toute la filière musicale française pour cette cause qui était également la leur : musiciennes et musiciens, ensembles, orchestres et leurs organisations professionnelles et syndicats que sont l’Association française des orchestres (AFO), les Forces musicales, Profedim, le Snam CGT et la FEVIS. Pétitions, lettre ouverte des musiciens, lettre ouverte des orchestres européens. La voix du secteur a su se faire entendre.
Les professionnels de la facture instrumentale, artisans, ont pu compter également sur l’appui de la Confédération nationale de l’artisanat, des métiers de service et de fabrication (CNAMS) et de l’Union des Entreprises de Proximité
(U2P). Ces deux partenaires sociaux ont fait du pernambouc une cause nationale, représentative des défis de la transition écologique auxquels doit répondre le monde de l’artisanat aujourd’hui, et ont porté ce dossier auprès des ministères et jusqu’à l’Elysée. Ce sont tous ces efforts, conjugués directement auprès des pouvoirs publics et relayés par les médias, qui ont permis de nous faire entendre.

Cette issue positive a aussi vu le jour grâce au soutien de la ministre de la Culture et à l’implication sans faille de ses équipes, à celui de la ministre des Petites et Moyennes Entreprises, au travail et à la vigilance de la Direction Générale des Entreprises, à l’appui de la Première ministre et de son cabinet et au soutien des sénateurs J-P Decool, C Morin-Dessailly, J. Hingray et du député européen F-X Bellamy. La délégation française sur place pendant la CoP a œuvré sans relâche pour que notre cause soit correctement prise en compte, au sein d’une délégation européenne particulièrement impliquée pour élaborer et faire adopter une proposition satisfaisante pour toutes les parties concernées. Tous ont été à l’écoute des représentants du secteur musical présents sur place. Qu’ils en soient tous grandement remerciés.

Cette réussite collective ne doit pas s’arrêter là et c’est tout le monde de la musique qui doit continuer à se mobiliser pour combattre le commerce illégal, préserver le Pernambouc et, bien au-delà, s’approprier tous les enjeux liés à la transition écologique, à l’utilisation durable et à la conservation des ressources nécessaires à la fabrication des instruments de musique et à la pérennité de la vie musicale.

[1] Seuls les archets sortant du Brésil devront être accompagnés de documents CITES.
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Liste des signataires

La Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale, (CSFI)

Le Groupement des Luthiers et Archetiers d’Art de France
(GLAAF)

L’Association des Luthiers et Archetiers pour le Développement de la Facture Instrumentale du quatuor, l’Aladfi

L’Initiative internationale pour la conservation du pernambouc (IPCI)

Avec le soutien de :

L’Association Française des Orchestres (AFO)

Le Syndicat professionnel Les Forces Musicales

PROFEDIM, le Syndicat Professionnel des Producteurs, Festivals,
Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique

Le Snam-CGT

La FEVIS

La CNAMS

L’U2P, Union des entreprises de proximité