Droits sociaux

communiqué intersyndical 

Les organisateurs de spectacle dont ce n’est pas l’activité principale déclarent les salaires des artistes et techniciens qu’ils engagent auprès du GUSO (Guichet Unique du Spectacle Occasionnel). Il s’agit d’une grande partie du monde associatif, des particuliers qui organisent des festivités familiales ou des entreprises du secteur touristique par exemple. Ces spectacles, majoritairement musicaux, génèrent une masse salariale cumulée de 150M€ par an et, représentent donc une part importante des revenus de dizaines de milliers d’artistes et de milliers de techniciens.

Alors que nos organisations demandaient depuis près d’un mois la tenue d’une réunion d’urgence sur l’adaptation du dispositif d’Activité Partielle à ce secteur, une réunion du Comité de Pilotage du GUSO s’est réunie le lundi 20 avril. Elle a mis en lumière que les différents services de l’Etat n’avaient pris aucune mesure pour que les employeurs dont les spectacles ont tous été annulés puissent verser aux artistes et aux techniciens concernés les indemnités d’activité partielle. Cela a pourtant été ouvert à plus de 8 millions de salariés en France.

Qui sommes-nous pour ne pas avoir droit à ce qui bénéficie à tous les salariés ?

Organisateurs de spectacles et salariés sont aujourd’hui dans l’incapacité de réaliser les formalités auprès des services compétents. En plus de la perte de revenu, ce sont des heures qui ne seront pas comptabilisées pour d’éventuelles ouvertures de droits à l’assurance chômage.

Nous conseillons aux professionnels concernés de n’inscrire sur leurs Déclarations Mensuelles de Situation pour mars (dont la correction est possible jusqu’au 30 avril) que les périodes pour lesquels les employeurs leur ont fourni des justificatifs et de signaler à Pôle Emploi par courrier séparé leurs contrats annulés mais non indemnisés.

Plus que jamais leur mobilisation est primordiale pour la prise en compte de leurs intérêts.

Nous les appelons notamment à signer les pétitions pour l’adaptation temporaire du régime d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle à la situation de crise.

Contacts Presse :

  • CGT Spectacle : Philippe GAUTIER 06 76 79 53 15
  • SNAPAC CFDT : Jean GARCIA 06 22 89 82 07
  • SNM FO : Jean-Luc BERNARD 06 18 00 16 21
  • FCCS CGC : Pascal LOUET 06 81 69 57 14

Paris, le 21 avril 2020.

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NOTRE SECTEUR EST SINISTRÉ !   Des mesures d’urgence s’imposent pour les professions du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel.  

 Publié le : 25 Mar 2020  

NOTRE SECTEUR EST SINISTRÉ !

Communiqué CGT Spectacle

 

Des mesures d’urgence s’imposent pour les professions du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel.

Nous continuons d’appeler les professionnel-le-s à rester chez eux pour lutter efficacement contre la propagation de l’épidémie. L’immense majorité de nos lieux de travail est fermée : cela est vital d’un point de vue sanitaire ! Mais il faut tenir compte des catastrophiques conséquences sociales que ces décisions imposent.

Le spectacle vivant a été le premier secteur touché par les interdictions, il sera le dernier à reprendre une activité normale. Le cinéma, l’audiovisuel et le film d’animation sont également durement affectés par la suspension de l’activité. Toutes les filières sont touchées : production, prestation, distribution, exploitation, télédiffusion et radiodiffusion.

Pour les artistes, pour tous les intermittents, pour tous les emplois menacés, notamment dans les milliers de petites entreprises de nos secteurs, la plupart des mesures annoncées par le gouvernement pour soutenir l’économie française ne s’appliqueront pas efficacement. L’activité et l’emploi y sont organisés différemment.

Des annonces ont certes été faites le 19 mars par les ministres du Travail et de la Culture. Elles restent vagues à l’heure actuelle.

– L’appel de Franck Riester à ce que les structures publiques ou subventionnées honorent tous les engagements passés avec les intermittents n’est pas respecté partout. Les plus précaires sont les premières victimes du manque de solidarité interne à nos professions. Nous exigeons une action des DRAC et de ses services pour obtenir le paiement de tous les contrats dans leur termes complets. Si certains jouent le jeu, nous ne pouvons entendre que d’aucuns, bien qu’ayant l’assurance de percevoir l’ensemble de leurs subventions et le soutien total du ministère préfèrent se défausser, alors qu’ils peuvent honorer les salaires et les cotisations sociales afférentes.

– Si tous les employeurs de droit privé ont accès au dispositif « activité partielle », et que rien ne l’interdit pour les contrats à durée déterminée, encore moins pour les contrats à durée déterminée d’usage, il n’est que rarement mis en œuvre dans nos secteurs. Nous avons posé des questions au gouvernement et à Pôle Emploi sur la façon dont ces périodes de travail – par exemple au cachet – sont prises en compte pour les droits ultérieurs des salariés, par exemple au niveau de l’assurance chômage. L’absence de réponse dissuade employeurs et salariés de le mettre en place. Par exemple les contrats de travail déclarés par le GUSO ne sont toujours pas concernés.

Dans cette crise inédite, nous demandons au gouvernement d’apporter des réponses concrètes aux problèmes rencontrés par l’ensemble des travailleurs et travailleuses de nos secteurs :

  • Comment seront prises en compte les périodes d’activité partielle vis-à-vis de l’assurance chômage ?
  • Comment doivent être calculés et déclarés les contrats incluant des cachets et qui seraient basculés en activité partielle ?
  • Nous demandons un délai de “rectification” supplémentaire de la déclaration mensuelle à Pôle Emploi (habituellement entre le 28 mars et le 15 avril) afin de permettre aux allocataires de percevoir leurs indemnités sans attendre d’avoir eu l’ensemble des réponses.
  • Le dispositif d’assurance chômage des intermittents du spectacle, comme celui du régime général, doit être temporairement adapté compte tenu de l’urgence en allongeant d’un an les droits de celles et ceux qui en bénéficient aujourd’hui. Les règles d’ouverture de droit doivent être modifiées en allongeant la période de référence de la durée pendant laquelle la crise sanitaire aura empêché le retour à une activité normale. Les carences et franchises ne doivent pas s’appliquer du fait de la chute brutale et complète de l’activité.
  • Les seuils d’accès aux indemnités journalières de Sécurité Sociales pour maladie ou maternité doivent être abaissés immédiatement.
  • Un fonds de professionnalisation doit d’urgence être abondé par l’Etat pour indemniser les salariés dont les situations individuelles ne sont pas couvertes par ces mesures, notamment les intermittents qui s’apprêtaient à ouvrir des droits.
  • Les aides FONPEPS doivent très vite être assouplies et réabondées pour faciliter le redémarrage lorsqu’il sera possible. Globalement, toutes les mesures de relance de l’économie qui sont déjà envisagées devront se décliner en tenant compte des particularités et de la diversité de nos secteurs, dont l’importance stratégique dans la société et dans l’économie française sont indiscutables.
  • Un plan de soutien doit être mis en place pour l’activité des autrices et des auteurs.

La fédération du spectacle et l’ensemble de ses syndicats seront vigilants et mobilisés afin de défendre les droits de toutes les travailleuses et tous les travailleurs de notre champ : autrices et auteurs, précaires ou permanent-e-s, intermittent-e-s, agents de la fonction publique.

Nous sommes tous concerné-e-s, nous ferons front ensemble.

Paris, le 25/03/2020

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DES MESURES POUR LES TRAVAILLEURS DU SPECTACLE : UNE PREMIÈRE ÉTAPE QUI NE RÈGLE PAS TOUTES LES DIFFICULTÉS !  

 Publié le : 19 Mar 2020  

DES MESURES POUR LES TRAVAILLEURS DU SPECTACLE : UNE PREMIÈRE ÉTAPE QUI NE RÈGLE PAS TOUTES LES DIFFICULTÉS !

 Communiqué CGT SPECTACLE

Les ministres de la culture et du travail viennent de publier un communiqué annonçant des aménagements prochains des règles d’assurance chômage applicables aux artistes et techniciens Intermittents du spectacle et pour les CDD de droit commun.

Le gouvernement indique ainsi vouloir « neutraliser la période démarrant le 15 mars et s’achevant avant la fin du confinement de la population française pour :

  • Le calcul de la période de référence ouvrant droit à assurance chômage et à droits sociaux pour les intermittents du spectacle (artistes interprètes et techniciens), afin de ne pas pénaliser les intermittents qui ne peuvent travailler et acquérir des droits pendant cette phase de l’épidémie du coronavirus ;
  • Le calcul et versement des indemnités au titre de l’assurance chômage pour les intermittents du spectacle (artistes interprètes et techniciens) et autres salariés (contrats courts…) du secteur culturel, afin que les personnes arrivant en fin de droit pendant cette phase de l’épidémie puissent continuer à être indemnisées.

Cette mesure de « neutralisation » appelle des éclaircissements. Nous allons donc prendre contact rapidement avec les services du ministère, de Pôle Emploi et de l’Unedic pour connaître précisément les effets de ces mesures.

Si ces mesures semblent marquer une première étape, elles ne permettent pas de répondre à la totalité des problématiques qui se posent pour les professionnels du secteur. Depuis le 4 mars 2020, date du premier arrêté interdisant les rassemblements de plus de 5000 personnes dans des lieux clos, des milliers de spectacles sont annulés entraînant des milliers de pertes d’heures pour les salariés intermittents du spectacle. Nous attendons donc des réponses concrètes et complémentaires pour la période se situant entre le 4 et le 15 mars.

Par ailleurs, ces mesures ne semblent pas répondre aux problèmes de celles et ceux qui pensaient « faire leurs heures » dans la prochaine période, normalement plus propice à l’emploi avec le printemps et l’été, ou encore des professionnels primo entrants dans le régime spécifique d’assurance chômage, ou temporairement en rupture de droits. Les ministères précisent que les discussions avec nos organisations continuent : nous avons des propositions notamment au travers du fonds de professionnalisation, qui existe déjà.

Nous devons d’ores et déjà nous attendre à ce que la situation très difficile que nous connaissons pour l’emploi et l’activité économique de nos secteurs perdure après la période de confinement. Le gouvernement devra donc nécessairement prendre des dispositions complémentaires pour aménager les règles d’assurance chômage au-delà de la période de confinement.

Nous rappelons qu’il est essentiel pour celles et ceux qui travaillent que tous les contrats de travail (ceux signés formellement ou les promesses d’embauche telles qu’elles existent dans nos secteurs) soient honorés : les employeurs ont désormais la possibilité d’accéder au dispositif d’activité partielle. Des employeurs et certaines de leurs organisations jouent le jeu et annoncent rémunérer tous leurs CDD engagés sur la période mais d’autres se dépêchent d’annuler des contrats, y compris déjà entamés ! Nous exigeons que ces entreprises respectent leurs engagements et recourent le plus vite possible à l’activité partielle.

De même nous appelons à ce que les contrats d’auteur soient respectés. Les inquiétudes sont vives, à la mesure de la précarité de la majorité des situations parmi les autrices et auteurs.

En cette période particulièrement difficile, le ministère de la Culture doit être à même de jouer particulièrement son rôle. Plus que jamais et en particulier à la sortie de la période de confinement, ses missions, son budget et ses moyens (financiers et humains) doivent être renforcés et ses crédits doivent être mobilisés pour continuer à conduire les politiques culturelles dans notre pays.

Enfin et par-dessus tout, nous devons faire respecter drastiquement le fait de rester chez soi, même si c’est une déchirure de ne pouvoir rencontrer notre public. Là encore la très grande majorité des lieux de travail ont été fermés, mais certains lieux non essentiels s’acharnent à vouloir faire travailler des artistes et techniciens intermittents, au mépris du risque qu’ils leur font courir et qu’ils font courir à toute la population.

Nous exigeons par ailleurs des mesures de protection draconiennes pour les travailleurs qui continuent de se déplacer, notamment dans le secteur de l’information.

Paris, le 19/03/2020

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CORONAVIRUS : NOUS RÉCLAMONS DES MESURES POUR L’EMPLOI !  

 Publié le : 6 Mar 2020  

Communiqué commun avec la CGT Spectacle
CORONAVIRUS : NOUS RÉCLAMONS DES MESURES POUR L’EMPLOI !

L’épidémie de Coronavirus continue de progresser.

Même si le gouvernement a pu alimenter les amalgames entre le contexte social sur les retraites et le complexe sanitaire (à cause du mélange des sujets dans le même conseil des ministres du 29 février dernier), il faut être clair, ne pas tomber dans les théories complotistes et bien mesurer la gravité de la situation due au Coronavirus.

  • MESURES SANITAIRES ET DROIT DE RETRAIT.

Des mesures sanitaires sérieuses sont nécessaires sur les lieux de travail et en leur absence, en cas de danger, les salariés ont légitimité à user de leur droit de retrait. Nous invitons bien sûr tous nos collègues à respecter les consignes de précaution.

  • BAISSE D’ACTIVITÉ.

Nous alertons sur les conséquences de la baisse d’activité due à celle de la fréquentation des salles de spectacle vivant et de cinéma.Les spectacles accueillant plus de 5000 personnes (personnel compris) sont suspendus. Les salles sont fermées dans l’Oise et le Morbihan.

  • REVENDICATIONS AUPRES DU GOUVERNEMENT.

Nous avons demandé et obtenu une réunion le 2 mars dernier, avec les organisations syndicales et patronales du secteur. Nous avons proposé la mise en place d’un fonds d’indemnisation sur le modèle de celui mis en place après les attentats de 2015.

Ce fonds doit avoir pour principale préoccupation de garantir l’activité, l’emploi ou a minima d’assurer les revenus des travailleur.se.s de nos métiers. Nous avons identifié au moins trois cas pour les CDD :

  • des contrats signés avant le 30 janvier 2020 pour lesquels les donneurs d’ordre, où les employeurs peuvent invoquer le cas de force majeure et demander leur rupture ;
  • des contrats signés après le 30 janvier 2020 pour lesquels le cas de force majeure ne peut plus être invoqué du fait de la déclaration de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ;
  • des contrats pas encore signés ou interrompus avant leur terme.

Les salarié.e.s en CDI peuvent se voir appliquer les procédures de chômage partiel.

  • PAIEMENTS DES SALAIRES.

Nous avons exigé que la priorité soit donnée au paiement des salaires, en incluant les contrats des artistes et des technicien.ne.s intermittent.e.s du spectacle. Nous avons en effet des alertes très inquiétantes sur la perte d’emploi de collègues intermittent.e.s dont les futurs contrats s’annulent avant d’être signés.

  • ADAPTATION DES DROITS À L’ASSURANCE CHÔMAGE.

Nous demandons par ailleurs au gouvernement d’adapter momentanément les règles d’application des droits à l’assurance chômage.

  • APPELS A TEMOIGNAGES.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui sont confronté à ces problèmes à conserver toutes les preuves de leurs engagements et futurs engagements et à adresser à nos syndicats les témoignages de leur situation pour permettre d’appuyer nos revendications.

Paris, le 05/03/2020

Obligation de recherche d’emploi pour les intermittents

 Publié le : 3 Fév 2020  

Suite à la réforme de l’assurance-chômage, le SNAM-CGT a questionné le service réglementation du Pôle Emploi Services sur l’application pratique de l’arrêté du 16 octobre 2019 portant désignation des régions soumises à l’expérimentation territoriale visant à l’amélioration de l’accompagnement des demandeurs d’emploi Lien sur Légifrance : https://bit.ly/3b9K1ZR

Les régions concernées sont : Bourgogne – Franche-Comté et le Centre-Val de Loire.

En clair, l’absence de réponse ne doit pas avoir d’incidence.

La réponse qui nous a été fournie.

« Bonjour Monsieur,

L’expérimentation territoriale ( Bourgogne, Franche-Comté et Centre Val de Loire) portant sur l’actualisation enrichie, qui a débutée en novembre 2019, a pour vocation de personnaliser encore davantage l’accompagnement qui est déjà proposé aux demandeurs d’emploi.

L’ensemble des personnes qui s’actualisent aujourd’hui est concerné , la seule condition étant de résider dans les régions concernées par l’expérimentation.

Le demandeur d’emploi n’a aucune obligation de complétude concernant la nouvelle rubrique « Ma recherche d’emploi » « Mes démarches » proposée lors de son actualisation, seule la partie « Autres informations » devra comporter une réponse. Sur ce dernier point, on a la possibilité de cocher le dernier onglet « Je ne souhaite pas répondre » pour continuer l’actualisation.

Ne pas renseigner ses démarches, ou les renseigner de façon incomplète, n’impacte aucunement ni la situation administrative ni le versement des indemnités du demandeur d’emploi, il n’y a donc pas d’obligation autre que celles en vigueur actuellement dans le cadre de cette expérimentation.

Restant à votre disposition et meilleurs vœux également pour 2020.

Bien cordialement. »

Une enquête menée auprès de 328 musiciennes met en lumière les pratiques discriminatoires qui nuisent à leur insertion professionnelle

 Publié le : 7 Mar 2019  

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars nous publions quelques éléments d’une enquête réalisée sur 10 mois par le biais d’un questionnaire placé sur le site internet du Syndicat des Artistes Musiciens de Paris et de Région Parisienne (SDAMP-CGT) et promu via les réseaux sociaux.

Tout d’abord nous remercions vivement toutes celles qui se sont donné la peine de contribuer et sans qui rien n’eût été possible.

A partir des chiffres, mais aussi des témoignages qui nous ont été confiés, nous constatons immédiatement que :

  • Aucun secteur des métiers de la musique n’est épargné par les violences sexuelles ou sexistes qui éloignent les femmes de notre métier ou dégradent parfois profondément les conditions de son exercice. (30% des musiciennes ayant répondu au questionnaire disent avoir subi du harcèlement moral, et 25% du harcèlement sexuel)
  • La discrimination à l’embauche sur le physique ou sur l’âge est citée dans un nombre très important de contributions. (22% des musiciennes répondent avoir vécu des situations de discrimination à l’embauche)
  • La forte dominante masculine des postes à responsabilité dans ce secteur nuit à une réelle prise en compte de ce que sont les réalités professionnelles des femmes. Ce déni nuit à leur insertion dans le métier et à leur présence sur scène.
Les documents plus complets sont à télécharger ici, ici et ici .
Notre détermination à lutter contre toutes les formes de violences sexuelles ou sexistes et à promouvoir l’égalité au travail et dans la société n’en est que plus renforcée.
Tout particulièrement nous militons pour l’égalité d’accès à la profession. Il est insupportable de constater qu’à la vitesse à laquelle les choses évoluent il faudra des siècles pour entendre et voir sur scène autant de femmes que d’hommes dans les esthétiques dites de  » musiques actuelles « .

Nous appelons chacun et chacune à participer aux mobilisations organisées à l’occasion du 8 mars et notamment au rassemblement organisé ce vendredi à 15H40 place de la République à Paris.

Le 7 mars 2019

contact pour la presse : contact@snam-cgt.org

PREAVIS DE GREVE pour les 17, 21 et 22 janvier.

 Publié le : 10 Jan 2019  

(communiqué Spectacle CGT)

Voici en pièce jointe le préavis de grève déposé pour les 17, 21 et 22 janvier.

« La Fédération CGT Spectacle et ses syndicats appellent les artistes, techniciennes et techniciens, personnels administratifs et d’accueil à se mobiliser pour défendre les annexes 8 et 10, et plus généralement, afin de préserver un système d’assurance chômage reposant sur la solidarité interprofessionnelle.

Le gouvernement a imposé une lettre de cadrage pour la négociation de la convention générale d’assurance chômage, intimant aux partenaires sociaux interprofessionnels de réaliser 3,9 milliards € d’économies sur 3 ans. Le patronat -MEDEF, CPME et U2P – comptent bien faire peser ces économies uniquement sur le dos des chômeurs. Si le MEDEF et ses alliés parviennent à leurs fins, c’est l’ensemble des privés d’emploi qui seront touchés de plein fouet. Et le Ministre de la culture a beau se vouloir rassurant dans les médias, les artistes et technicien.ne.s du spectacle ne seraient pas épargné.e.s par ces coupes drastiques. Une autre lettre de cadrage a, en effet, été adressée aux négociateurs des annexes par les « partenaires sociaux » interprofessionnels afin de dresser une trajectoire financière de la négociation. Elle a été signée par le Patronat et les confédérations CFDT CFTC, CFE-CGC.

A travers les lignes, ce sont des économies de l’ordre de 200 millions € d’ici 2020 – soit 4 fois plus que celles consenties en 2016 qu’ils demandent à nos secteurs d’activité.

Seul un rapport de force nous permettra de faire reculer le Patronat et le gouvernement. La CGT Spectacle et ses syndicats appellent donc les salarié.e.s  à organiser des AG et des tractages sur les lieux de travail, à travailler à des adresses au public et à participer aux différentes actions menées pour refuser cette marche forcée vers une précarité encore plus grande, afin d’obtenir le retrait des deux lettres de cadrage et l’arrêt de la marche forcée vers la précarité d’une grande partie des salarié.e.s de nos secteurs.

La CGT Spectacle et ses syndicats appellent également à la grève pour obtenir l’augmentation du Smic et l’augmentation générale des salaires.

La CGT Spectacle et ses syndicats appellent les artistes, techniciens, personnels administratifs et d’accueil à participer aux journées d’action d’ores et déjà prévues, suivant le calendrier de négociation des annexes 8 et 10 (17 et 21 janvier) et celui de la remise de l’accord aux négociateurs interprofessionnels (22 janvier).

A cette fin, nous déposons donc des préavis de grève couvrant l’ensemble des salariés :

– Jeudi 17 janvier de 0h00 à 24h00

– Lundi 21 janvier de 0h00 à 24h00

– Mardi 22 janvier de 0h00 à 24h00 »

10/01/2019

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LETTRE DE CADRAGE 18 DECEMBRE 2018

 Publié le : 18 Déc 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

Suite à une nouvelle proposition du patronat, la CFDT, la CFTC, la CGC accepte de signer une lettre de cadrage (ici) en direction des intermittents, à peine édulcorée et qui s’inscrit, tout en restant flou sur le montant, dans la lignée de l’économie exigée par le gouvernement sur le dos des chômeurs.
Pour le régime général comme pour les artistes et techniciens intermittents du spectacle, aucune économie n’est acceptable !
La lutte continue solidairement ! Déchirons toutes les lettres de cadrage !

Paris, le 18/12/2018

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Assurance-chômage : Alerte !

 Publié le : 30 Nov 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

Le patronat veut toujours plus d’économies

sur le dos des artistes et technicien.ne.s intermittent.e.s du spectacle !

La réunion du 28 novembre a été principalement consacrée à l’examen de la lettre de cadrage des négociateurs interprofessionnels à l’intention des organisations négociant dans le spectacle, le cinéma et l’audiovisuel, les règles spécifiques aux artistes et technicien.ne.s intermittent.e.s du spectacle.

Le projet de lettre de cadrage présenté par le patronat (Medef, CGPME, U2P) est particulièrement agressif. Même si les économies exigées sont difficiles à décrypter à la lecture du document, il s’agirait d’une triple peine :

  • 51 millions € non effectués par l’accord de 2016 selon l’Unedic, à trouver au 1er juillet 2019 (soit la différence entre les 54 m€ « estimés » par l’Unedic et les 105 m€ exigés par la lettre de cadrage de 2016, que nous avions récusée)
  • Un pourcentage proportionnel des économies exigées par le gouvernement, entre 3,33 et 10% soit entre 43 et 90 m€, là encore pour l’été 2019
  • Une réduction de l’écart avec les droits au régime général portant le ratio dépenses /recettes à 3, au lieu de 3,5 soit au total environ 200 m€ d’économies au total d’ici 2020.

En clair, le patronat veut au minimum 90 millions en 2019 et encore 100 millions d’euros en 2020, ce qui signifie la disparition des annexes 8 et 10, en parallèle à la baisse drastique des droits au régime général. Tout en se prétendant non responsables des économies imposées par le gouvernement, le patronat se montre très zélé à casser les droits de toutes et tous ceux qui passent par l’assurance chômage !

Toutes les organisations syndicales ont refusé de discuter de cette lettre inacceptable, au moins sur la méthode. Appelons à l’unité syndicale, nécessaire pour récuser toute diminution de droits ! Le sujet est reporté au début de la séance du 11 décembre.

Il faut noter que le gouvernement n’a pas encore rendu opérationnel le comité d’experts qui doit analyser les effets de l’accord de 2016.

La CGT refuse toute économie sur les allocations chômage, alors même que la colère monte contre la précarité et le chômage. La CGT réclame une meilleure protection sociale, sur la base de cotisations justes, en partageant les richesses.

La CGT Spectacle appelle à rejoindre les rendez-vous de manifestations de samedi 1er décembre, contre le chômage et la précarité et pour l’augmentation des salaires.

Des assemblées générales vont être organisées dans différentes régions. Pour l’île de France, Ag au théâtre de La Colline à 19h le 10 décembre.

Paris 30/11/2019

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FRANCK RIESTER VA-T-IL ABANDONNER LES INTERMITTENTS AU MEDEF ?

 Publié le : 23 Nov 2018  

(communiqué commun CGT Spectacle)

PAS DE CONSEILLER SOCIAL AU MINISTERE DE LA CULTURE …

Franck Riester a annoncé jeudi 23 novembre en Comité Technique Ministériel aux organisations syndicales représentatives du ministère de la Culture qu’il ne nommerait pas de conseiller social au sein de son cabinet.
Selon lui, ses missions seraient assumées par « tous les membres du cabinet », « tous les directeurs généraux, et le secrétaire général ». Autant dire personne. Lorsque les fonctions sont diluées et que personne n’est en charge précisément de certaines responsabilités, celles-ci ne sont jamais pas véritablement assumées.

Franck Riester fait bien peu de cas de la situation des professionnels du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel.
Nous devons faire face à un certain nombre de dossiers brûlants, pour lesquels nous avons besoin d’un interlocuteur en responsabilité au sein du cabinet. Nous attendons sous peu la lettre de cadrage de la négociation spécifique de l’assurance chômage des artistes et techniciens du spectacle, dans laquelle le Medef compte demander de nouvelles économies inacceptables.
La constitution de l’OPCO « Culture et Média » est en route, mais elle nécessite notamment un dialogue particulier entre ministère de la Culture et du Travail.
Une réforme de la médecine du travail menace particulièrement la prévention des risques de santé au travail des intermittents.
Quant aux artistes auteurs, le semblant de concertation qui a eu lieu durant l’été n’a abouti à aucune décision politique.

La CGT Spectacle et ses syndicats sont préoccupés par la situation sociale de nos secteurs et l’avenir des professionnels…
Monsieur Riester ne prend apparemment pas la mesure des enjeux en présence ! Le mépris des professionnels n’est pas une réponse satisfaisante. Nous lui demandons donc de revenir sur sa décision et de nommer dans les meilleurs délais un conseiller social.

Paris, le 23/11/2018

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