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Ce matin le Maire de Tours Emmanuel Denis, la Vice-Présidente de la Région Centre Val de Loire Delphine Benassy, le Directeur de l’Opéra de Tours Laurent Campellone et des musiciens et musiciennes de l’orchestre intégré.es à une délégation de notre syndicat ont été reçus par des conseillères du cabinet de Rachida Dati, la ministre de la Culture

Toutes les collectivités du territoire se sont mises d’accord entre elles et avec les représentant.es syndica.les des musiciens et musiciennes de l’orchestre pour présenter à la ministre un projet de création d’un orchestre permanent dans la région (qui peut être communiqué sur demande). Le projet artistique et culturel basé sur un maintien de l’activité lyrique à Tours et sur une forte augmentation du nombre de levers de rideau symphoniques dans la région comporte aussi un versant important d’accompagnement de la pratique en amateur ou de travail auprès des scolaires, l’ensemble des partenaires ayant à cœur de lier un haut niveau d’excellence artistique à une proximité forte avec la population. 

Comme l’ont expliqué les différentes parties prenantes dont Laura Perrine-Martin, co-hautbois-solo au sein de l’orchestre de Tours et porte-parole syndicale, l’orchestre se trouve dans une grave crise depuis des années. D’une part le maintien des musiciens et musiciennes sous le statut abusif du CDD d’usage n’est plus tenable : depuis quelques années ils et elles se mobilisent pour sortir de cette précarité subie par le biais de multiples manifestations et journées de grève, certains artistes ayant même déposé des recours devant le Conseil de Prud’hommes. D’autre part, le sous-financement chronique de l’orchestre a entraîné ces dernières années une baisse de l’activité des artistes et du nombre de concerts offerts au public. Fort heureusement les collectivités semblent en avoir pris la mesure et annoncent vouloir recruter désormais les artistes en CDI à temps complet tout en refinançant la structure. A ce jour, seul l’Etat n’a pas encore indiqué à quelle hauteur il pourrait réévaluer sa contribution. Nous avons entendu ce matin les conseillères de la ministre reconnaitre la pertinence du scénario artistique et financier présenté tout en disant qu' »un pas sera fait pour cette année et les années suivantes  » . 

La ministre de la Culture Rachida Dati qui déclare à qui veut l’entendre sa volonté de soutenir la vie culturelle partout sur les territoires et notamment en zone rurale a ici une opportunité de passer de la parole aux actes. Dernière région française à être dépourvue d’orchestre permanent, le Centre Val de Loire se caractérise aussi par une prééminence du milieu rural et de nombreuses villes petites ou moyennes. 

Nous appelons l’ensemble des forces politiques, syndicales, associatives ou citoyennes attachées au développement de la vie musicale à Tours et dans la région à interpeller la ministre de la Culture pour obtenir le déblocage de la part de budget qui manque encore – on parle de moins de 500 000 € par an – pour la création d’un orchestre permanent au service de la population. 

Paris le 15 mai 2025


Le Snam-CGT vient de réunir son Congrès statutaire à Tours ces 12 et 13 mai. Des musiciens et musiciennes issu·es de toutes les régions, qu’ils et elles soient intermittent·es du spectacle, artistes permanent·es des ensembles symphoniques et maisons d’opéra, enseignant·es des conservatoires ou du secteur associatif, ont débattu de motions portant sur les violences sexistes et sexuelles dans le milieu musical ou sur la nécessité d’un Service public des arts et de la culture à même de répondre aux besoins et aspirations de la population de notre pays. 

Une table ronde a abordé la question du soutien à apporter à la production des projets portés par des artistes souvent sans entourage professionnel et une autre les ambitions d’un Snam-CGT dont le nombre d’adhérent·es croît régulièrement depuis plusieurs années. Plusieurs invité·es ont eu l’occasion de prendre la parole et d’échanger avec les congressistes, parmi lesquels par exemple des dirigeantes de l’ADAMI et de la SPEDIDAM ou le Secrétaire Général de la Fédération Internationale des Musiciens.

Le Bureau Exécutif de 29 membres a été élu au sein duquel ont été désigné·es :

  • Sophie Bollich (Orchestre National des Pays de la Loire) : Présidente
  • Laurence Giraudet (Conservatoire de Mérignac) : Vice-Présidente
  • Mickaël Masclet (Orchestre National des Pays de la Loire) : Trésorier
  • Philippe Gautier (intermittent musiques actuelles) : Secrétaire Général
  • Karine Huet (intermittente musiques actuelles) : Secrétaire Générale Adjointe
  • Timo Metzemakers : (intermittent musiques actuelles) : Secrétaire Général Adjoint
  • Laurence Giraudet et Nathalie Grandet (conservatoire de la Côte d’Albâtre) ont été élues co-secrétaires de la Branche Nationale de l’Enseignement
  • Guillaume Bidar (Orchestre National de Mulhouse) et Laura Perrine-Martin (Orchestre région Centre Val de Loire – Tours) ont été élus co-secrétaires de la Branche Nationale des Ensembles Permanents
  • Thierry Oury a été élu Secrétaire de la Branche Nationale des Intermittent·es des Musiques Actuelles

La nouvelle équipe remercie chaleureusement les militant.es qui passent le relai à l’occasion de ce Congrès parmi lesquels Pierre-Marie Bommier, Jonathan Di Credico, Christophe Grasser, Tristan Liehr et Lionel Tessier.

Paris, le 14 mai 2025


Début mars 2025, les deux organismes de gestion collectives d’artistes interprètes, l’ADAMI et la SPEDIDAM, ont déclaré exercer leur droit d’opposition (opt-out) au nom et pour le compte des artistes interprètes qu’ils représentent conformément aux articles L.211-3 8° et L.122-5-3 du Code de la propriété intellectuelle. Ces actes contribuent à la sécurisation des droits des artistes dont les interprétations sonores, audiovisuelles et cinématographiques, disponibles en ligne, sont pillées sans autorisation pour entrainer les modèles d’Intelligence Artificielle (IA). Ces déclarations complètent les déclarations d’opt-out déjà exprimées par d’autres catégories d’ayants droit, tels que les auteurs ou les et compositeurs, et soulignent que ni la fouille des œuvres, ni les éventuelles exploitations qui en résulteraient, ne peuvent être considérées comme des exploitations déjà cédées par les interprètes dans le cadre de la cession initiale de leurs droits.

La protection des droits des artistes face à l’émergence de l’IA doit être totale et sans compromis. Ainsi, dans la continuité des négociations ouvertes dans le secteur du doublage, de l’audiovisuel et du cinéma, nos organisations syndicales entendent accentuer leurs mobilisations afin d’améliorer l’effectivité d’un l’opt-out généralisé notamment au sein des différentes branches professionnelles telle que l’audiovisuel, le cinéma, l’édition phonographique et les secteurs liés aux entreprises au service de la création et de l’évènement. Notre objectif est clair : empêcher le moissonnage des interprétations sans l’autorisation des artistes ainsi que les atteintes aux droits de la personnalité qui en découlent.

A ce jour, les premières conséquences sur l’emploi des artistes, liées à l’arrivée sur le marché des contenus générés, partiellement ou entièrement, par l’IA, sont déjà visibles. Bien conscientes des risques pesant sur l’emploi des artistes, la créativité humaine et la préservation des droits des artistes, les récentes déclarations de l’ensemble des organisations d’artistes visent à se prémunir contre les menaces qui pèsent sur nos professions et nos droits. Aujourd’hui, nos organisations syndicales souhaitent réaffirmer leur engagement dans la défense des droits des artistes face aux enjeux posés par l’IA.

Paris le 3 avril 2025


Les sessions 2026 et 2027 des concours d’ATEA et PTEA ne peuvent se dérouler comme les précédentes. Une concertation est nécessaire pour une organisation correcte des concours, du recensement des postes déclarés par les collectivités aux conditions de passage des candidats le jour de l’épreuve. Leur bon fonctionnement a un impact sur la précarité, la rémunération et l’évolution de carrière des enseignants artistiques. À l’approche des prochaines sessions, aucune mesure concertée n’a été prise pour éviter les erreurs des derniers concours d’enseignement artistique de la fonction publique territoriale …

Des annonces, mais aucune avancée concrète

Début 2024, la FNCDG (Fédération nationale des centres de gestion) et la DGCL (Direction générale des collectivités territoriales) ont évoqué l’organisation d’une rencontre. À ce jour, aucun rendez-vous n’a été proposé.

Une alerte lancée de longue date

Le 11 décembre 2023, nos organisations syndicales ont saisi le Premier Ministre, ainsi que la DGCL, la FNCDG et la DGCA (Direction générale de la Création artistique).

Nous demandions un bilan détaillé des dernières sessions qui associe tous les acteurs concernés et porte sur :

  • La rédaction des textes réglementaires,
  • Le recensement des postes vacants,
  • L’organisation et le calendrier des concours,
  • La répartition des spécialités et disciplines,
  • La composition des jurys,
  • Le déroulement des épreuves,
  • La rédaction des notes de cadrage.

Le CSFPT impliqué

Une initiative commune des associations de la filière culturelle vise à actualiser les missions et statuts des cadres d’emplois. Le président du CSFPT a confirmé le 16 janvier 2025 la mise en place d’un groupe de travail sous l’égide de la DGCL au premier trimestre 2025. Le bilan des concours doit impérativement y être intégré.

Nous demandons une rencontre urgente avec la DGCL et la FNCDG afin d’améliorer l’organisation des concours et examens de cette filière.

Les organisations professionnelles et les associations engagées pour l’intérêt de l’enseignement artistique possèdent une expertise sur ces sujets. Elles doivent être entendues.

Paris, le 18 février 2025


Education Artistique et Culturelle : faire pratiquer la musique à tous les enfants et adolescents scolarisés 

1 – Inclure dans l’emploi du temps de tous les enfants scolarisés en élémentaire un temps hebdomadaire de pratique musicale collective (sur le modèle de ce qui existe déjà à Paris par exemple)

2 – Constituer des orchestres d’élèves (orchestres à cordes ou à vent, fanfares, ensembles de percussions…) ou des maîtrises vocales dans les écoles élémentaires, les collèges et les lycées

3 – Renforcer le corps des Musiciens Intervenants en Milieu Scolaire pour encadrer ces activités

 

Enseignement artistique spécialisé : faciliter l’accès à un apprentissage sur le temps long à tous les enfants et adolescents

4 – Grâce à un cofinancement de l’État, redéployer le réseau des conservatoires et des écoles associatives pour que toutes les familles aient la possibilité d’inscrire leurs enfants à des cours de musique (classique, jazz, musiques actuelles, musiques traditionnelles), de danse, de théâtre et d’arts plastiques, de musique à moins de 30 minutes de leur domicile

5 – Renforcer l’attractivité du métier d’enseignant·e artistique et reconnaître la valeur professionnelle des agent·es et des salairé·es par l’accès systématique à la catégorie A de la Fonction Publique Territoriale et à la qualification de professeur dans le secteur associatif

 

Soutenir la pratique en amateur à tous les ages de la vie 

6 – Développer les moyens des structures d’éducation populaire et des conservatoires (fanfares, harmonies, chorales, groupes de musiques actuelles ou traditionnelles…)

 

Renforcement de l’offre de concerts sur tous les territoires : 

7 – Renforcer le tissu d’orchestres symphoniques permanents et renforcer leur mission de diffusion de la musique auprès de tous les publics

8 – Confier au Centre National de la Musique un programme de soutien financier permettant d’augmenter l’offre de concerts dans les théâtres de ville et les centres culturels

9 – Grâce à des aides à l’emploi d’artistes (GIP Cafés-Cultures, FONPEPS…), faciliter l’organisation de concerts dans les lieux associatifs et de proximité

 

Soutenir le financement du service public de la Culture : soutien à la création et à l’excellence artistique 

10 – À l’avenir, indexer sur l’inflation les subventions destinées au service public

11 – Reconstituer le volume d’emploi artistique des structures symphoniques et lyriques en renforçant l’intervention financière de l’Etat

12 – Sécuriser les financements des ensembles musicaux spécialisés par des engagements pluriannuels

13 – Créer et financer des structures régionales de production pour les projets d’artistes du champ des musiques actuelles insuffisamment rentables pour les producteurs dans le secteur marchand

 

Egalité : 

14 – Conditionner les aides publiques au secteur musical à une répartition égalitaire de l’emploi (hors emplois genrés ou concours de recrutement) et des revenus entre les hommes et les femmes

15 – lutter contre le sexisme et les violences sexuelles à tous les niveaux, dans les conservatoires et écoles où les enfants apprennent la musique, dans les lieux qui accueillent du public et aux structures qui emploient des artistes professionnel·les

16 – Lutter contre les stéréotypes de genre dès l’inscription des enfants au sein d’un établissement d’enseignement artistique.

 

Réguler le secteur musical et parvenir à un plus juste partage de la valeur : 

17 – Confier au Centre National de la Musique un rôle de régulateur du secteur musical pour limiter la concentration des acteurs les plus puissants

18 – Augmenter la contribution des activités les plus rentables au Centre National de la Musique au bénéfice des aides sélectives aux esthétiques qui ne trouvent que peu de rentabilité sur le marché

19 – Réguler le marché du streaming en limitant les effets de l’actuel modèle de répartition des revenus

 

Améliorer la situation sociale des artistes de la musique 

20 – Faire accéder les artistes intermittents du spectacle à éligibilité lors des élections professionnelles dans les structures qui les emploient régulièrement

21 – Créer un droit syndical spécifique pour les artistes intermittents du spectacle

22 – Placer sur des emplois permanents à plein temps tous les artistes des opéras et orchestres symphoniques fonctionnant aujourd’hui exclusivement au cachet

23 – Faire reculer la précarisation des artistes intermittents en luttant contre le travail dissimulé et le recours illégal à l’auto-entreprenariat

 

Juin 2024


 Publié le : 7 Juin 2024  

Communiqué de presse intersyndical sur les annonces de l’ADAMI et de la SCPP
Les syndicats représentant les artistes interprètes de la musique, du théâtre, de la danse attachés à l’existence d’organismes de gestion collective des droits des artistes interprètes forts et indépendants, ont pris bonne note des communiqués de l’Adami et de la SCPP du 28 et 31 mai.

Ils accueillent avec satisfaction les clarifications apportées par le communiqué du 31 mai, qui conforte leur détermination à maintenir et renforcer l’ADAMI comme OGC d’artistes interprètes indépendant, géré par les artistes interprètes, dans l’intérêt des artistes interprètes.

En même temps, nos organisations saluent l’objectif de ces deux OGC visant à mettre en place des outils communs permettant de mutualiser les investissements nécessaires pour améliorer les services rendus aux artistes interprètes, dans un environnement ou les masses de données devant être traitées s’accroissent exponentiellement.

Nous appelons de nos vœux et continuerons à travailler à l’union de toutes les organisations et sociétés d’artistes interprètes pour la défense de leurs intérêts.

Paris, le 6 juin 2024


Le scrutin en ligne pour ces élections ouvre ce lundi 3 juin et durera jusqu’au 26 juin. Nous soutenons cette année encore une liste personnes, syndiqué.es ou non, artistes pratiquant le chant ou la musique, le classique ou les musiques actuelles, permanents des orchestres ou intermittents du spectacle.
Vous trouverez toutes les infos sur le sujet ici.
Nos 8 candidats pour le C.A. sont :
AYMARD Isabelle (violoniste)
BERNARD Jean-Luc (batteur)
FEYLER PERRIN Françoise (violoniste)
FRANCOIS Guillaume (violoncelliste)
MACE Laurent (pianiste)
MASCLET Mickaël (contrebassiste)
SCHAAFF Nathalie (chanteuse lyrique)
WYSTRAETE Victor (violoniste, percussionniste)Nos 5 candidats à l’Organe de Surveillance sont :
BOREE Lionel (piano, claviers)
DOMERGUE Samuel (percussions)
DUBOIS Simon (chanteur lyrique)
ROUX « Pili » Jean-Philippe (basse électrique)
WYSTRAETE Bernard (flûtes)
Soyons vigilants, conservons les codes reçus par courriel dès le 3 juin ou par courrrier postal. Le vote, sauf exception, se fait individuellement et en ligne. N’oubliez pas de voter et de sensibiliser vos collègues à l’importance de voter.
Pour les diverses motions et résolutions à l’odj de l’Assemblée Générale de la SPEDIDAM, nous ne communiquons pas de recommandations de vote.

Si vous êtes associé·e de l’ADAMI, l’organisme de gestion collective des droits voisins des artistes interprètes fondé en 1955 à l’initiative du SFA, vous avez reçu le matériel de vote nécessaire pour participer à l’élection d’un tiers du Conseil d’administration, qui se déroule du 17 mai au 17 juin, date de l’assemblée générale annuelle.

Plus que jamais la participation des artistes à la vie de leur société est essentielle pour son dynamisme, sa stabilité et sa bonne santé. L’énergie, l’imagination et l’implication de chaque élu·e sera un élément important pour assurer l’énergie nécessaire au développement de l’ADAMI.

Notre organisme de gestion a un rôle crucial à jouer dans la conquête de nouveaux droits et de protections face aux évolutions technologiques et sociétales que nous vivons.

Ces dernières années le SFA et le SNAM ont été forces de propositions et de négociation dans la lutte contre les violences et harcèlement sexistes et sexuels, la protection des enfants interprètes et la modernisation de certaines de nos conventions collectives. Ils ont réussi à faire revaloriser les salaires (certes pas assez, mais tout de même !) et les droits des artistes dans plusieurs secteurs. Ils ont démarré les discussions avec les employeurs dans des secteurs importants comme les livres audio ou les jeux vidéo, en vue de l’élaboration de textes conventionnels. En même temps, d’autres chantiers cruciaux persistent, et nos syndicats, malgré leurs compétences reconnues et l’énergie déployée, n’ont pas encore réussi à pousser nos interlocuteurs à accepter les revendications légitimes qu’ils défendent pour l’intérêt des artistes interprètes.

C’est dans ces cas que la synergie entre les efforts des syndicats et ceux de l’ADAMI est particulièrement utile, et pourrait toujours être renforcée.

  • Pour agir ensemble afin de gagner de meilleurs ou de nouveaux droits pour les artistes, notamment auprès des plateformes de mise à disposition de contenu audiovisuel ou des producteurs du cinéma, mais aussi dans les livres audio, les jeux vidéos ou la publicité
  • Pour s’assurer du respect des droits acquis, par exemple dans la production phonographique, que ce soit auprès des « labels », des plateformes ou des entreprises de spectacle vivant
  • Pour lutter contre le vol des voix, des images et des personnalités des artistes interprètes par les moteurs et les applications d’intelligence artificielle
  • Pour traiter les masses croissantes de données que l’exploitation du travail des artistes génère

Nous avons besoin que l’ADAMI se renforce rapidement dans les années et même les mois qui arrivent.

Pour cela, le SFA et le SNAM pensent qu’il doit étoffer ses capacités juridiques et informatiques, et en même temps renforcer ses liens avec d’autres OGC, notamment ceux gérant des droits voisins, pour mutualiser autant que possible les outils, tout en réaffirmant l’identité de l’ADAMI comme un organisme de gestion collective géré par les artistes interprètes pour les artistes interprètes.

Le maintien et même l’amélioration des droits issus de la copie privée et de la rémunération équitable sont des garants des moyens de fonctionnement de l’ADAMI mais également des éléments essentiels pour poursuivre et développer sa politique d’aide aux artistes interprètes, que ce soit pour leur formation, pour la création de leurs spectacles ou enregistrements ou pour les assister à traverser des moments difficiles.  Le Conseil d’administration de l’ADAMI doit conserver le contrôle de ces fonds.

Les artistes interprètes pour qui le SFA et le SNAM vous conseillent de voter, qu’ils et elles soient « sortant·es » ou non, sont d’accord avec ces orientations. Elles et ils s’engagent à travailler ensemble avec les membres du Conseil d’administration en exercice, dont la majorité  est issue, grâce à vous, de nos syndicats, pour consacrer leur énergie au développement d’un organisme de gestion collective indépendant, moderne et efficace, géré par les artistes pour les artistes.

Voici la liste des artistes dont le SFA et le SNAM soutiennent la candidature. N’oubliez pas que vous pouvez voter pour les candidats dans chaque collège, que vous pratiquiez ou non cette discipline artistique. Nous vous demandons de bien voter pour toutes et tous les candidat·es ci-dessous. Cette liste est cohérente et peut renforcer encore plus la cohésion du Conseil d’administration de l’ADAMI, dans l’intérêt de toutes et tous les artistes interprètes.

 

Artistes dramatiques

Massimo RIGGI

Jean-Paul BORDENAVE-BORDES

Pierre FOREST

Sam KARMANN

Artistes de variétés/jazz/musiques actuelles

Leslie BOURDIN

Jessie CHATON

Musicienne classique

Karine CROCQUENOY

Artiste lyrique

Thomas DOLIÉ


Communiqué de la Commission Paritaire Permanente de Négociation et d’Interprétation (CPPNI) de la branche des entreprises artistiques et culturelles

Paris, le 13 mars 2024

Par les coupes budgétaires massives que Bruno Le Maire a annoncées, le Gouvernement porte une attaque sans précédent à l’encontre des services publics au détriment de l’intérêt général. Car ce sont bien eux qui sont les victimes des arbitrages rendus, loin du Parlement pourtant chargé de voter les lois de finances ou leurs corollaires rectificatifs. Le décret du 21 février dernier, “portant annulation de crédits”, publié au journal officiel du 22 février dernier offre une liste édifiante des abandons ainsi décidés sous l’aune d’une austérité budgétaire qu’une politique d’impôts justes et efficaces auraient permis d’empêcher. Les déclarations par voie de presse du 7 mars dernier, du même ministre de l’Economie et des finances, confirment que les coupes de février ne sont qu’une première étape.

Les organisations de salariés et d’employeurs membres de la branche des entreprises artistiques et culturelles, ont découvert ces annonces avec effroi. En effet, le service public des arts et de la culture que nous représentons ensemble est touché par cette première vague “d’annulation de crédits” d’un niveau de plus de 202 millions d’euros, dont près de 96 millions visent directement le programme de la création artistique. Ce niveau de coupes budgétaires est absolument inédit et menace l’ensemble de l’écosystème déjà largement déstabilisé par les effets de la sortie complexe de la crise sanitaire, et des crises inflationniste et énergétiques plus récentes.

Concrètement, alors que nous étions en train de travailler à notre négociation annuelle obligatoire des salaires de la branche du spectacle vivant public, cette négociation est momentanément interrompue. Le déficit financier qui est en train de se construire rend l’accord difficile à atteindre assurément car non financé. Pourtant les demandes légitimes des salariés devront obtenir une réponse et donc les hausses de salaires risquent de se faire aux dépens de l’activité artistique elle-même et du volume d’emploi, car pour beaucoup de structures les déséquilibres économiques provoquent des licenciements voire des liquidations d’entreprises. Nous refusons de poursuivre dans cette voie mortifère.

Concrètement, l’activité artistique est en berne, les équipes artistiques ne peuvent plus produire, les coproducteurs et les diffuseurs voient le disponible pour l’activité artistique fondre comme neige au soleil. Un plan social à bas bruit est en œuvre. Des milliers d’emplois sont directement menacés dans le silence assourdissant des élus de la nation. Nous ne pouvons pas l’accepter sans rien dire. Nous ne pouvons pas par ailleurs laisser dire que l’affaire est réglée par des astuces budgétaires, car nous sommes solidaires de tout l’écosystème : toute coupe dans le programme 131 impacte directement ou indirectement nos adhérents et adhérentes. Nous resterons solidaires et déterminés à empêcher ces mesures gravissimes.

Concrètement, le plan « mieux produire mieux diffuser » sur lequel tous et toutes avons dénoncé une mise en œuvre chaotique et au-delà une logique de concentration dangereuse pour la diversité artistique, ne pourra pas se déployer dans ce contexte nonobstant le maintien de cette ligne budgétaire. Comment en effet chercher à « mieux » produire ou « mieux » diffuser, quand plus personne ne parvient à produire ni à diffuser dans des conditions décentes ?

Concrètement, le Pass culture est totalement épargné des efforts de régulation alors même que la masse budgétaire non consommée en 2023 est importante. Nous en contestons tous et toutes le modèle de soutien à la seule demande, et continuons de dénoncer le niveau de financement public qui devrait constituer la première piste de redéploiement dans ce contexte budgétaire.

L’attaque est tellement forte que notre conviction est de rassembler tous les opérateurs des services publics ainsi mis en cause : car cette politique ne vise pas seulement la culture, elle vise aussi l’éducation nationale, la recherche, la transition écologique dans des proportions totalement invraisemblables, les collectivités territoriales, pour ne citer que les services publics indissociablement liés à la politique culturelle. Mais la santé, le logement, la politique de la ville, les affaires étrangères et tant d’autres encore, sont aussi impactées.

Bruno Le Maire, premier comptable de ces décisions, répète à l’envie le tabou gouvernemental contre tout nouvel impôt alors que les entreprises du CAC 40 affichent de nouveaux records de profits.

Pendant ce temps-là, le Premier ministre parasite les négociations des partenaires sociaux sur l’assurance chômage. Le ministre de l’Economie et des finances exprime même son souhait définitif de la fin du paritarisme social, et menace une nouvelle fois de s’en prendre à celles et ceux qui, dans notre pays, se trouvent privés d’emploi. La mise en cause directe du paritarisme est une ligne rouge extrêmement importante pour nos organisations respectives. Nous appelons d’ailleurs à ce que l’accord que nous avons signé le 27 octobre dernier dans le cadre des négociations sur l’assurance chômage, soit repris par le Gouvernement.

Le renoncement social et écologique de ce Gouvernement est hors de proportion. Nous ne l’acceptons plus.

Tous et toutes, nous allons nous organiser pour que nos compatriotes mesurent les enjeux de ce qui est en train de se passer. Des élections ont lieu d’ici trois mois, c’est une bonne occasion de faire passer des messages. Nos salles de spectacles, de concert, d’opéra, nos pistes de cirque et tous les espaces de diffusion des créations artistiques sont pleines d’électeurs et électrices, nous allons nous adresser à eux.

Nous portons ensemble trois revendications précises et urgentes :

• le renoncement aux coupes budgétaires annoncées sur le programme 131 ;
• le refinancement du service public de la culture, des équipes artistiques et lieux
indépendants, qui œuvrent pour l’intérêt général et de la préservation des emplois,
par une mobilisation conjointe des partenaires publics ;
• la mobilisation du ministère de la culture en faveur de la sauvegarde du régime de
l’intermittence du spectacle.

Les signataires :

LA CGT SPECTACLE – Fédération nationale des syndicats du spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’action culturelle CGT
F3C CFDT – Communication Conseil Culture CFDT
FNAR – Fédération nationale des Arts de la rue
FSICPA – Fédération des structures indépendantes de création et de production artistiques /
SYNAVI – Syndicat National des Arts Vivants / SCC – Syndicat des cirques et compagnies de création
LES FORCES MUSICALES – Syndicat professionnel des Opéras, Orchestres et Festivals lyriques
PROFEDIM – Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique
SFA CGT – Syndicat Français des Artistes-interprètes
SMA – Syndicat des Musiques Actuelles
SNAM CGT – Union Nationale des Syndicats d’Artistes Musiciens (Enseignants et Interprètes)
de France CGT
SNAPAC – CFDT – Syndicat national des Artistes et des Professionnels de l’animation, du Sport et de la Culture
SNMS CGT – Syndicat National des Metteuses et Metteurs en Scène
SNSP – Syndicat National des Scènes publiques
SUD – Culture – Syndicat « Solidaires, Unitaires et Démocratiques » de la Culture
SYNDEAC – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
SYNPTAC CGT – Syndicat National des Professionnel·le·s du Théâtre et des Activités Culturelles


Les premières déclarations de la nouvelle ministre de la Culture suscitent de nombreux commentaires, notamment parce qu’ils apparaîtraient comme une rupture avec la politique menée par le ministère. Nous faisons le choix de prendre la ministre aux mots et de l’interpeller sur les sujets dont elle déclare se préoccuper.
Effectivement le nombre de concerts de musique symphonique donnés en dehors des grandes villes n’a fait que baisser ces dernières années du fait de la crise des financements dont souffrent notamment les Orchestres Nationaux en Région, bien que labellisés par le ministère de la Culture. Effectivement, la région Centre-Val-de-Loire n’a toujours pas d’orchestre permanent susceptible de porter la musique auprès de tous les publics, notamment dans les petites villes et villes moyennes de son territoire. Il existe pourtant déjà un orchestre régional qui pourrait remplir cette mission à condition de sortir les artistes de la précarité en leur offrant les CDI à plein temps qu’ils revendiquent depuis des années. La question fut encore évoquée lors d’une réunion à l’Assemblée Nationale à la demande de notre syndicat il y a quelques semaines. A quand un plan ministériel pour redynamiser les missions territoriales et les financements des ensembles musicaux de Service Public ?
Effectivement, les dizaines de milliers d’enseignantes et d’enseignants artistiques avaient perdu l’habitude de voir leurs conservatoires municipaux mis en exergue dans les déclarations ministérielles. A l’instar de l’ensemble des agents publics, leur rémunération a été dévaluée par l’inflation depuis des années. Alors que leur niveau d’études n’a fait qu’augmenter au fil des années, beaucoup d’entre eux restent en catégorie B et souffrent donc d’un cruel manque de reconnaissance. Celui-ci entraîne aujourd’hui une préoccupante baisse d’attractivité du métier d’enseignant. Nous demanderons donc à la ministre de rouvrir les propositions contenues dans le rapport que le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale avait adopté à l’unanimité en 2018 et malheureusement restées lettre morte depuis. Par ailleurs, l’engagement de l’Etat envers le service public d’Enseignement Artistique Spécialisé et celui d’Éducation Artistique et Culturelle doit être interrogé, aussi bien pour le secteur public que pour le secteur associatif.
Effectivement l’offre de concerts de musiques actuelles reste faible lorsque l’on vit en zone rurale mais, notamment grâce à l’impulsion syndicale que nous y avons donnée depuis quelques années, le GIP-Cafés-Cultures finance l’emploi d’artistes dans les lieux de proximité que sont les Bar, Hôtels et Restaurants. Son intervention s’est depuis peu élargie aux organisateurs occasionnels de spectacles du secteur associatif. Nous demanderons à la ministre de renforcer l’engagement financier de l’Etat dans le Gip-Cafés-Cultures pour augmenter le nombre de concerts partout en France.

Paris, le 30 janvier 2024

Contact presse :
Philippe Gautier – 06 76 79 53 15
philippe.gautier@snam-cgt.org