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Le scrutin en ligne pour ces élections ouvre ce lundi 1er juin 2026. Nous soutenons cette année encore une liste de personnes, syndiqué·es ou non, artistes pratiquant le chant ou la musique, le classique ou les musiques actuelles, permanent·es des orchestres ou intermittent·es du spectacle.

Vous trouverez toutes les infos sur le sujet ici.

Pour le Conseil d’Administration : 8 postes à pourvoir

RENAUDIN Frédéric, pianiste, multi-instrumentiste, compositeur

ARBION Guy, tromboniste basse, tubiste

DEGIOANNI Martine, harpiste, tromboniste

DURAND Camille (Ellinoa), compositrice, vocaliste et directrice d’ensemble

GUILLOT Régis, batteur

LEQUEUX Hélène, violoniste

MORAND Tullia, saxophoniste, compositrice, arrangeuse et cheffe d’orchestre

MOUROT Hélène, hautboïste

Nous appelons à voter pour l’ensemble des noms présents sur cette liste (et non un seul).

Nous appelons à voter en faveur de toutes les résolutions.


Dans la fonction publique territoriale, comme dans le secteur associatif (convention collective nationale ECLAT), la majorité des enseignant·es artistiques est méprisée et perçoit une rémunération indigne à peine plus élevée que le SMIC, passant sous le SMIC au 1er juin prochain pour les débuts de carrière.

Qu’ils et elles soient « assistant·es d’enseignement artistique » en catégorie B de la fonction publique territoriale ou « animateur·ices technicien·nes » dans les écoles associatives, le constat est le même : des enseignant·es formé·es, (sur)diplômé·es, parfaitement responsables de leur cours et de leur classe qu’ils et elles gèrent en autonomie, sans assister personne, non reconnu·es dans leurs compétences et leurs savoir-faire, payé·es quelques euros de plus que le SMIC en début de carrière, souvent précarisés pendant des années en tant que contractuel·les de la fonction publique territoriale vu les problèmes liés aux concours et la difficulté à accéder à l’emploi sous statut. 

De surcroît, parce que les emplois sont très souvent à temps non complet ou partiel, ce sont parfois les mêmes enseignant·es qui vont d’un établissement public à une structure associative et cumulent plusieurs postes bien malgré eux, dans une forme de précarité croissante. 

Dans la fonction publique territoriale, la situation des « assistant·es » qui n’assistent pourtant personne est sans équivalent : c’est le seul cadre d’emplois d’enseignant·e en catégorie B du pays. En effet, dans l’Éducation Nationale, les enseignant·es sont tou·tes classé·es en catégorie A. Les enseignant·es artistiques sont donc considéré·es comme un sous-professorat. Pourtant, le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT) recommande depuis 2018 de reclasser tou·tes les enseignant·es artistiques en catégorie A.

Dans le secteur associatif, les employeurs s’appuient sur une lecture abusive de la notion d’évaluation présente dans la convention collective nationale ECLAT pour employer leurs enseignant·es sous la qualification « d’animateur·ice technicien·ne » et ainsi faire des économies de bouts de chandelle, au détriment des salarié·es qui font pourtant le même travail que leurs collègues professeur·es. Cela ne peut plus durer ! 

Le SNAM-CGT revendique que tou·tes les enseignant·es artistiques du pays, tant dans la fonction publique territoriale que dans le secteur associatif, soit reconnu·es comme professeur :

  • par le passage en catégorie A des presque 20 000 « assistant·es d’enseignement artistique » en catégorie B de la fonction publique territoriale, avec un temps de service de 20h et la création d’un cadre d’emploi spécifique pour les actuel·les professeur·es de catégorie A, avec un temps de service maintenu à 16h ;
  • par la généralisation de la qualification unique de « professeur·e » pour les artistes-enseignant·es du secteur associatif.

Le coût d’une telle mesure serait limité. Son impact, en revanche, serait majeur : 

  • pour un meilleur niveau de rémunération des enseignant·es ;
  • pour la reconnaissance du niveau de formation et des missions réellement exercées ;
  • pour une meilleure attractivité du métier de professeur·e ;
  • pour la cohérence statutaire ;
  • pour la reconnaissance et le financement d’un service public essentiel, celui de l’enseignement des arts.

Nous demandons la création d’une instance de concertation interministérielle pour échanger sur ces sujets avec les acteurs de l’enseignement artistique.


Pour porter ces revendications, les enseignant·es artistiques se rassembleront à l’appel du SNAM-CGT vendredi 22 mai à 11h aux abords du ministère de la culture. 


Depuis des années, le secteur musical s’est structuré en garantissant les droits aux artistes : salariat, déclarations aux caisses sociales, accès au régime d’assurance chômage des intermittent·es du spectacle, conventions collectives, cachets minimums…

Des aides publiques, par exemple du Centre National de la Musique, soutiennent les producteurs professionnels. Dans le secteur occasionnel, le GUSO permet de déclarer simplement les artistes et des dispositifs comme le Gip Cafés-Cultures ou certaines aides de la SACEM peuvent réduire significativement le coût d’un concert déclaré.

Mais aujourd’hui on repart en arrière.

Le travail au noir redevient la norme, notamment dans les petits lieux. Les salaires minimums ne sont plus respectés. Trop souvent, les employeurs maquillent leurs responsabilités en imposant aux artistes de jouer sur facture pour des montants qui ne permettent pas de les salarier tous. Tout le monde le sait, mais le vernis de légalité suffit à voir la combine se généraliser. 

Certes, en cas de contrôle ou de procès, les sommes à payer peuvent être requalifiées et majorées, avec des sanctions à la clé, y compris lorsqu’il est fait appel à un intermédiaire pour facturation. Mais chacun parie que ça ne lui arrivera pas. 

Parallèlement, les financements publics qui soutenaient l’emploi salarié dans les petits lieux ont été affaiblis, comme le Fonpeps Petites Salles (APAJ). Le GUSO, qui avait été conçu pour faciliter les déclarations sociales des artistes, ne joue plus correctement son rôle. Des officines de facturation prospèrent. L’Inspection du travail, avec laquelle la CGT-Spectacle a signé une convention nationale de lutte contre le travail illégal en 2024, n’est pas aujourd’hui suffisamment mobilisée pour faire respecter les droits des artistes. Même le Gip Cafés-Cultures, financé par les collectivités et l’État pour favoriser l’emploi salarié dans les cafés et les lieux associatifs, voit parfois son objet contourné par certains organisateurs qui fraudent. 

Nous refusons ces régressions : travail au noir, rétribution au chapeau, fausse facturation, petites combines entre amis. 

Nous saisissons donc : 

  • le ministère du Travail, pour que des contrôles de l’Inspection du travail soient menés dans les lieux de musique qui refusent de salarier les artistes ; 
  • le ministère de la Culture, pour que les aides à l’emploi dans les petits lieux soient revues et renforcées ;
  • le Centre national de la musique, pour qu’il renforce ses contrôles sur les aides qu’il attribue, notamment aux lieux qui en bénéficient ;
  • les services du GUSO, pour une amélioration globale du dispositif aussi bien pour les artistes que pour les employeurs ;
  • le Gip Cafés-Cultures, afin qu’il mette de vrais moyens dans le renforcement de son travail contre les fraudes.

Les lieux qui refusent des conditions dignes aux artistes doivent comprendre que la riposte s’organise.

Nous en appelons enfin à tous les artistes, qu’ils soient amateurs ou professionnels. La règle est la même pour tout le monde, quand on joue sur scène en étant rémunéré, c’est le droit du travail. Rapprochez-vous des antennes du SNAM-CGT partout en France pour que nous puissions interpeller les organisateurs de concerts, vous défendre, et dénoncer publiquement les abus. 

Paris le 16 avril 2026 


Paris, le 27 novembre 2025

À l’attention de

Madame Cécile RAQUIN, Directrice générale de la DGCL

Monsieur Michel HIRIART — Président de la FNCDG

Objet : Concours ATEA 2026 — Rendez-vous conjoint DGCL / FNCDG

Madame la Directrice générale,
Monsieur le Président,

Par la présente, les organisations syndicales représentatives du secteur de l’enseignement artistique —
SN3M-FO, SNAM-CGT, SNEA-UNSA et SPEDIC-FAFPT ainsi que les fédérations de services publics
Fo, Cgt et Unsa — sollicitent un rendez-vous conjoint avec la DGCL et la FNCDG concernant le bilan de
l’organisation du concours d’Assistant territorial d’enseignement artistique (ATEA) 2026.

Nos précédentes démarches (2023, 2024) avaient abouti à une promesse de rencontre. Elle n’a jamais
été suivie d’effet. Pendant ce temps, les problèmes s’accumulent et les assistants et professeurs
attendent un changement.

La situation ne peut plus être traitée par des échanges formels ni par des réponses d’attente. Les faits
sont connus : recensements incomplets, coordination insuffisante entre collectivités et centres de
gestion, erreurs dans la déclaration des postes, difficultés récurrentes de jury, calendrier instable,
communication tardive ou contradictoire, modalités d’épreuves inadaptées, disciplines et spécialités mal
prises en compte. Autant d’éléments qui fragilisent la crédibilité du dispositif.

Les enseignants artistiques territoriaux veulent exercer leur métier avec exigence et loyauté. Ils le feront
d’autant mieux qu’ils auront confiance dans l’institution qui organise leurs concours et reconnaît leur rôle
dans le service public. Sans confiance, rien n’avance.

Les organisations syndicales assument leur part de responsabilité. Elles demandent désormais que
l’État et les centres de gestion assument la leur. Il est temps que nous nous retrouvions ensemble
autour d’une table, sans délai, pour engager un travail concret et mettre fin à des dysfonctionnements
que chacun constate depuis trop longtemps.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Directrice générale, Monsieur le Président, l’expression de notre
considération distinguée.


Après la réunion du 12 novembre 2025 entre la Mairie de Tours, la Région Centre-Val de Loire, la Métropole de Tours, l’Etat, le Département d’Indre-et-Loire, le Maire de Tours, Emmanuel Denis a annoncé officiellement sa décision de lancer le processus de CDI-sation en temps plein de 32 musicien.nes de l’Orchestre de l’Opéra de sa ville. Cet Orchestre exerce parallèlement une mission de diffusion du répertoire symphonique sur le territoire de la Région Centre-Val-de-Loire. Le processus lancé par le Maire de Tours prévoit aussi le recrutement de 5 postes administratifs pour encadrer l’orchestre. 

A l’heure où beaucoup relèguent au second plan la culture, utilisée comme variable d’ajustement budgétaire, cette décision des élus tourangeaux doit être saluée pour ce qu’elle est : une marque de lucidité politique et de responsabilité publique. 

Cette décision permise par l’appui des partenaires institutionnels doit maintenant être approuvée dans les prochains jours par leurs assemblées respectives pour une application dès la saison 2026-2027. 

Depuis des années, les artistes de cet orchestre étaient maintenus en situation précaire alors même que leur activité était régulière, permanente dans la vie culturelle régionale. Accompagnés depuis le début par leur syndicat STAM-CGT et le syndicat des agents territoriaux de la ville de Tours localement (et le SNAM-CGT au niveau national), les musicien.nes n’ont eu de cesse de se mobiliser : actions de sensibilisation auprès du public, rendez-vous avec les élus locaux ou à l’Assemblée Nationale, manifestations publiques, préavis de grève pour provoquer des négociations. Il leur aura aussi fallu batailler pour aboutir à un projet artistique et budgétaire viable, co-construit avec la Ville, la Direction du Grand Théâtre, la Région, le STAM-CGT et ne pas faiblir pendant près de 3 ans, pour le défendre et arriver aujourd’hui à cette victoire commune. 

Un orchestre permanent dans l’agglomération tourangelle et dans la Région Centre-Val de Loire, cela signifie : 

– plus de concerts symphoniques et lyriques,

– plus de rencontres avec tous les publics,

– plus d’actions en milieu scolaire,

– plus de collaborations avec les acteurs culturels régionaux,

– plus de présence dans les territoires éloignés de l’offre culturelle : quartiers, villes moyennes, ruralité. 

C’est un service public culturel enfin à la hauteur de son territoire, tourné vers l’ensemble de la population.

Une victoire pour les artistes, pour la Ville de Tours, pour la Région et surtout pour le public !

Merci au public et à tous nos soutiens pour leur fidélité indéfectible. 

Nous restons attentifs à toutes les étapes à venir.

Paris le 17 novembre 2025


Universal Music Group (UMG) vient d’annoncer avoir conclu un accord avec la société d’IA Udio comprenant, entre autres, le lancement d’une plateforme de création musicale par intelligence artificielle. Ainsi, dès l’année prochaine, un service d’IA générative exploiterait le catalogue mondial d’Universal, la plus importante des trois Majors de la musique enregistrée. 

Alors qu’il se confirme que cette annonce concerne le catalogue français d’Universal, nous rappelons qu’une telle exploitation des enregistrements des artistes-interprètes – que la loi nous donne mission de représenter – ne peut se faire aujourd’hui compte tenu des lois nationales, des textes européens ou des conventions internationales, qui donnent un certain nombre de droits aux artistes-interprètes et aux organisations qui les représentent. 

D’une part, les deux organismes de gestion collective de droits des artistes-interprètes français, l’Adami et la Spedidam, signataires du présent communiqué, ont exercé au nom de leurs dizaines de milliers de membres le droit d’opposition (« opt-out ») à la fouille de leurs enregistrements par les modèles d’intelligence artificielle générative. Les producteurs et les détenteurs de catalogues, à l’instar d’Universal, ne peuvent pas passer outre cette opposition. 

D’autre part, ce nouveau mode d’exploitation des enregistrements ne peut se faire sans l’autorisation contre rémunération de chaque artiste, qu’il s’agisse des artistes dits principaux qui font carrière sous leur nom, ou des musiciens, musiciennes et choristes qui les accompagnent. Ces autorisations font aujourd’hui défaut pour la quasi-totalité des titres protégés, c’est à dire enregistrés au cours des 70 dernières années. 

Aujourd’hui, le développement peu ou mal encadré des IA génératives pose de nombreux problèmes sur lesquels nos organisations sont mobilisées. Des artistes se sont déjà exprimés pour refuser l’exploitation de leurs œuvres et interprétations par des IA, à plus forte raison sans que soient respectés leurs droits et leurs intérêts. Cette mobilisation doit s’amplifier pour préserver et développer un écosystème qui offre des perspectives d’emploi et de développement de carrière aux artistes de toutes les esthétiques qui font la richesse et la diversité de la création artistique dans notre pays et dans le monde. 

Paris, le 3 novembre 2025

Contacts pour la presse : 

– Snam-CGT (union nationale des syndicats d’artistes musiciens et musiciennes, enseignants et interprètes de france) – Philippe Gautier 06 76 79 53 15 

– SFA-CGT (syndicat français des artistes interprètes) – Jimmy Shuman 06 07 14 77 42   

– SN3M-FO (syndicat national des musiciens et du monde de la musique) – Jean-Luc Bernard 06 18 00 16 21

– SPEDIDAM – Delphine Pillon 07 60 25 90 91 

– ADAMI – Benjamin Sauzay 06 86 95 55 94   


La session 2026 du concours d’Assistant territorial d’enseignement artistique (ATEA) s’annonce, une fois encore, comme un parcours du combattant pour des centaines de professionnels déjà au service du public : musiciens, danseurs, comédiens, plasticiens, accompagnateurs et musiciens intervenants.

Le nombre de postes ouverts progresse — 1 815 postes annoncés pour le deuxième grade — mais cela reste insuffisant face aux besoins et au niveau atteint en 2018 (2 467 postes). Cette amélioration ne doit pas masquer un système fragile, inégal et toujours mal coordonné. Le taux de contractuels dans l’enseignement artistique dépasse largement les 50%. Cela démontre à quel point le nombre de postes est insuffisant !

Des erreurs qui se répètent pour les mêmes raisons

Recensement incomplet, erreurs de grade, postes non déclarés, problèmes de jury… Les mêmes problèmes qu’en 2018 et 2022 produisent les mêmes effets : précarité et manque d’attractivité de nos métiers. Des centaines de collectivités inscrivent leurs postes au premier grade (AEA), exclu de l’enseignement donc sans objet : encore une raison d’en demander la suppression !

Une fonction publique en danger

Les emplois permanents doivent être occupés par des fonctionnaires. C’est une règle fondamentale, posée par la Constitution, pour garantir un service public stable et indépendant. Aujourd’hui, plus de la moitié des enseignants artistiques sont contractuels : c’est une dérive qui affaiblit tout le système.

Stop au silence de la DGCL

Nous donnons rendez-vous à l’issue du concours 2026 pour un bilan clair et complet. Un courrier est envoyé en ce sens à la Direction générale des collectivités locales (DGCL) et à la Fédération nationale des centres de gestion (FNCDG) pour qu’elles assument leurs responsabilités et ouvrent enfin le dialogue. Ce silence est amplifié par celui de tous les ministères sollicités dans de nombreux communiqués et lettres ouvertes.

Nous rappelons que les organisations syndicales représentatives sont prêtes à travailler pour que les prochains concours soient plus justes, plus efficaces et mieux adaptés aux réalités du terrain. De nombreux enseignants attendent depuis trop longtemps leurs titularisations.

L’avenir de l’enseignement artistique passe par la reconnaissance et le respect de ses enseignants.

Paris, le 27 octobre 2025


Les enseignant·es artistiques, les intermittent·es et les permanent·es sont déjà impacté·es par les politiques d’austérité budgétaire du gouvernement et des collectivités territoriales. Le prochain budget empire la situation et va dégrader de manière encore plus importante les conditions de travail des travailleur·euses de la culture, leur rémunération et l’offre culturelle à destination de tous les types de public. L’accès à la culture et aux pratiques artistiques est en danger ! Pourtant, il s’agit d’un droit fondamental des citoyen·nes.

Les intermittent·es voient leur quantité de travail diminuer du fait des coupes budgétaires actuelles. D’ailleurs, ces coupes ne sont pas des choix économiques mais bien des choix politiques. Une lettre de cadrage annonce déjà que les intermittent·es doivent participer à l’effort. Nous savons ce que cela veut dire : une baisse de droits. Beaucoup d’intermittent·es ne se relèveront pas de ce double effet : moins de travail et moins de droits !

Les orchestres permanents et spécialisés sont mis en danger par leur sous-financement. Ce sont de nombreux emplois de musicien·nes supplémentaires intermittent·es qui partent en fumée et des postes de permanent·es qui ne sont pas remplacés lors des départs. Les programmations sont réduites et adaptées à des budgets allégés.

Les enseignant·es ne décolèrent pas des dernières actualités les concernant. Leur évolution de carrière stagne, beaucoup ne peuvent être titularisé·es à cause des dysfonctionnements iniques dans l’organisation des concours. Plus de 300 postes sont déjà partis en fumée pour la session 2026.

C’est toute une profession qui se sent déconsidérée car les syndicats communiquent sur cette situation depuis près de 10 ans, sans être entendus et sans que l’organisation soit améliorée. Les rémunérations sont très basses par rapport au niveau de compétence que leur métier demande, dans le secteur associatif comme dans la fonction publique territoriale. Tou·tes les enseignant·es artistiques de la fonction publique territoriale doivent rejoindre la catégorie A.

De la même manière, dans l’associatif sous convention collective Eclat, seule la qualification de professeur devrait concerner les enseignant·es.

La mobilisation n’est plus une option et elle commence le 10 septembre. Nous nous préparons déjà pour le 18 septembre prochain. Les services publics et les travailleur·euses ne doivent pas être les victimes de la « dette » qui n’a jamais été à leur service.

Paris, le 5 septembre 2025


Après le gel des crédits octroyés à la part collective du Pass Culture, certaines DRAC annoncent des baisses sur le programme 361 «transmission des savoirs et démocratisation de la culture», jusque-là relativement épargné : – 15% par exemple en Nouvelle-Aquitaine. Enième mensonge de notre ministre de la Culture qui répète à qui veut l’entendre  » qu’il ne manquera pas un euro dans les territoires » .

Quant à l’enseignement spécialisé, les militant·es des syndicats du SNAM commencent déjà à être alerté·es de non-renouvellements de CDD dans la fonction publique territoriale ou de fermetures de classe… Même le CRR de Toulouse, établissement historique, subit le gel des recrutements et le non-remplacement des enseignant·es (pétition disponible sur change.org).

En outre, vendredi 6 juin dernier, a eu lieu le comité annuel de suivi du SNOP. De brillantes interventions ont émaillé la matinée, notamment au sujet des violences de toute nature (sexuelles, verbales, éducatives). Pourtant, force est de constater qu’aucun budget ne sera dégagé pour faire face à ces enjeux et aux autres ambitions du SNOP.
Pire : pour pallier le manque d’attractivité de nos métiers, la seule solution proposée est le recrutement dérogatoire (notamment pour les directeur·ices et les PEA nécessaires au classement à rayonnement départemental ou régional) ainsi que l’assouplissement des règles concernant l’encadrement des élèves inscrits en cycle menant au Diplôme National, plutôt que d’envisager une meilleure organisation des concours d’accès à l’emploi statutaire ou une revalorisation des conditions de travail et de rémunération, en lien avec le ministère de la fonction publique.

Mais l’attaque la plus rude actuellement concerne l’enseignement supérieur :

  • Désengagement du conseil régional des Pays de la Loire auprès du Pont Supérieur Bretagne/Pays de La Loire. En conséquence, aucun recrutement d’étudiant·es en Diplôme d’Etat/Diplôme National Supérieur Professionnel pour la prochaine rentrée ;
  • Fusion du Pôle d’Enseignement Supérieur Musique et Danse de Bordeaux et du Pôle Aliénor Poitiers-Tours, au motif affiché de proposer une «offre pédagogique unifiée» ;
  • Baisse de 780 000 euros du ministère sur le budget du CNSMD de Lyon, répercutée immédiatement et sans concertation sur les formations au Certificat d’Aptitude de professeur.

Tout cela intervient après un premier drame pour l’enseignement supérieur : la fermeture du Centre de Formation des Musiciens Intervenants (CFMI) du Grand Est, en 2024.

L’avenir des étudiant·es en musique et en danse n’a jamais été aussi incertain. Nos métiers sont menacés d’extinction par une telle attaque des formations préparant au DUMI, au DE, au DNSPM ainsi qu’au CA. Et au bout du compte, c’est tout le service public de l’enseignement des arts ainsi que les usagers qui seront perdants.

La rentrée 2025 sera mobilisée ou ne sera pas.

Paris le 24 juin 2025


La CGT alerte : la casse des services publics continue !

Les coupes budgétaires dans le secteur culturel (associations, collectivités territoriales, établissements publics, écoles et universités) touchent désormais un secteur essentiel l’enseignement artistique spécialisé. De plus en plus de collectivités locales menacent de fermer des écoles et conservatoires, baissent les subventions aux compagnies
locales, aux écoles d’art et design, aux établissements d’enseignement supérieur, aux associations et suppriment des postes d’agent public ou remettent en cause les horaires et les missions. Ces coupes viennent s’ajouter à celles de l’Etat en direction du secteur ou des collectivités qui le soutenaient d’ordinaire.

Quelques exemples récents :

  • Pour éviter de mettre la clé sous la porte, les écoles de musique associatives de Charente-Maritime appellent au soutien de mécènes et de particuliers.
  • Désengagement du conseil régional des Pays de la Loire auprès du Pont Supérieur Bretagne / Pays de La Loire. En conséquence, aucun recrutement d’étudiant en DE / DNSP pour la prochaine rentrée.
  • Fusion du Pôle d’Enseignement Supérieur Musique et Danse de Bordeaux et du Pôle Aliénor Poitiers-Tours, au motif affiché de proposer une « offre pédagogique unifiée ».
  • A Cornebarrieu en Haute-Garonne, la municipalité envisage de privatiser l’école de musique publique.
  • L’Etat réduit drastiquement – jusqu’à 33% – les crédits des enveloppes « politique de la ville ».

Moins de moyens, c’est :

  • La fermeture de structures culturelles (associations, médiathèques, conservatoires, centres d’art…).
  • La précarisation des salarié.es et des agents : contrats non renouvelés, postes gelés ou supprimés, diminution du temps de travail des enseignants.
  • Une offre culturelle dégradée pour les habitants·es, notamment dans les territoires ruraux ou populaires.
  • Un recul dramatique de l’accès à l’art et à la pratique artistique, notamment pour les jeunes.

L’enseignement artistique spécialisé n’est pas un luxe, c’est un droit !

La musique, la danse, le théâtre, les arts visuels… Ce sont des piliers de l’épanouissement personnel, de la cohésion sociale, de la citoyenneté. Ils doivent rester accessibles à toutes et tous. Chacun·e doit pouvoir exercer ses droits culturels et, dans ce cadre, accéder à la pratique artistique de son choix. Or, les logiques comptables imposées par les élus ou l’État mettent en péril ces missions du service public de la culture.

La CGT revendique :

  • Le maintien et la revalorisation des budgets culturels dans la FPT et dans les associations.
  • L’organisation régulière et rapprochée de concours d’accès à l’emploi sous statut dans la FPT.
  • La titularisation ou la CDIsation des agents précaires qui y sont éligibles et le respect de leurs statuts (les agents contractuels n’ont pas de statut).
  • Des conditions de travail plus dignes (fini la précarité, les salaires bas, les conditions de travail délétères…).
  • La suppression de la qualification d’animateur technicien pour les enseignants·es du secteur associatif.
  • Le passage de tous·tes les enseignant·es artistiques de la FPT en catégorie A.
  • Un véritable plan de soutien à l’enseignement artistique spécialisé territorial.
  • L’arrêt immédiat des suppressions de postes et de services.

Ne laissons pas détruire nos services publics de proximité !

Mobilisons-nous ensemble pour défendre la culture, l’emploi public et associatif qualifié, l’égalité d’accès aux savoirs, à l’art et à son enseignement !

Rejoignez la CGT – Ensemble, on est plus forts ! Participez aux mobilisations CGT du 22 au 25 mai et le 5 juin partout en France.

Le 21 mai 2025

L’interfédérale CGT « Enseignement Artistique »