Communiqué de presse : Culture pour tous, Culture partout, Service public de la Culture… Chiche ! Les musiciens et musiciennes ne manquent pas de revendications en ce sens

 Publié le : 30 Jan 2024  

Les premières déclarations de la nouvelle ministre de la Culture suscitent de nombreux commentaires, notamment parce qu’ils apparaîtraient comme une rupture avec la politique menée par le ministère. Nous faisons le choix de prendre la ministre aux mots et de l’interpeller sur les sujets dont elle déclare se préoccuper.
Effectivement le nombre de concerts de musique symphonique donnés en dehors des grandes villes n’a fait que baisser ces dernières années du fait de la crise des financements dont souffrent notamment les Orchestres Nationaux en Région, bien que labellisés par le ministère de la Culture. Effectivement, la région Centre-Val-de-Loire n’a toujours pas d’orchestre permanent susceptible de porter la musique auprès de tous les publics, notamment dans les petites villes et villes moyennes de son territoire. Il existe pourtant déjà un orchestre régional qui pourrait remplir cette mission à condition de sortir les artistes de la précarité en leur offrant les CDI à plein temps qu’ils revendiquent depuis des années. La question fut encore évoquée lors d’une réunion à l’Assemblée Nationale à la demande de notre syndicat il y a quelques semaines. A quand un plan ministériel pour redynamiser les missions territoriales et les financements des ensembles musicaux de Service Public ?
Effectivement, les dizaines de milliers d’enseignantes et d’enseignants artistiques avaient perdu l’habitude de voir leurs conservatoires municipaux mis en exergue dans les déclarations ministérielles. A l’instar de l’ensemble des agents publics, leur rémunération a été dévaluée par l’inflation depuis des années. Alors que leur niveau d’études n’a fait qu’augmenter au fil des années, beaucoup d’entre eux restent en catégorie B et souffrent donc d’un cruel manque de reconnaissance. Celui-ci entraîne aujourd’hui une préoccupante baisse d’attractivité du métier d’enseignant. Nous demanderons donc à la ministre de rouvrir les propositions contenues dans le rapport que le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale avait adopté à l’unanimité en 2018 et malheureusement restées lettre morte depuis. Par ailleurs, l’engagement de l’Etat envers le service public d’Enseignement Artistique Spécialisé et celui d’Éducation Artistique et Culturelle doit être interrogé, aussi bien pour le secteur public que pour le secteur associatif.
Effectivement l’offre de concerts de musiques actuelles reste faible lorsque l’on vit en zone rurale mais, notamment grâce à l’impulsion syndicale que nous y avons donnée depuis quelques années, le GIP-Cafés-Cultures finance l’emploi d’artistes dans les lieux de proximité que sont les Bar, Hôtels et Restaurants. Son intervention s’est depuis peu élargie aux organisateurs occasionnels de spectacles du secteur associatif. Nous demanderons à la ministre de renforcer l’engagement financier de l’Etat dans le Gip-Cafés-Cultures pour augmenter le nombre de concerts partout en France.

Paris, le 30 janvier 2024

Contact presse :
Philippe Gautier – 06 76 79 53 15
philippe.gautier@snam-cgt.org